13 février 2006 : Ilan Halimi, un meurtre antisémite

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Le 13 février 2006, le corps agonisant d’Ilan Halimi, 24 ans, est découvert le long des voies ferrées du RER C à Sainte-Geneviève-des-Bois dans le département de l’Essonne. Il décèdera peu de temps après son transfert à l’hôpital. Il avait été enlevé par le « Gang des barbares » dans la nuit du 20 au 21 janvier de la même année. Une jeune femme avait servi d’appât pour s’attirer la confiance d’Ilan. L’autopsie du jeune homme montrera les stigmates d’un calvaire particulièrement atroce.

Ilan est mort parce qu’il était juif. Parce qu’un juif, pour des antisémites comme Fofana et son gang de près d’une trentaine d’individus, est forcément riche. Parce que pour eux, « le juif », c’est l’argent.

Cette affaire n’est pas celle d’un crime crapuleux ou d’une tentative d’extorsion de fonds qui aurait mal tourné. Il s’agit bien d’un meurtre antisémite où la seule considération qui a emporté une telle violence et un tel acharnement tient aux préjugés et à la haine des juifs dans laquelle baignaient les agresseurs d’Ilan.

Lutter contre le racisme et l’antisémitisme, c’est déraciner des siècles de préjugés qui, libérés dans l’espace public, servent de justification à la division, à l’affrontement et in fine, au crime. C’est lutter contre la banalisation de mots qui deviennent des mots d’ordre appelant à éliminer l’autre parce qu’il est autre.

Ce jour est triste. Triste pour la famille d’Ilan vers qui vont nos pensées, triste pour chacun de nous, triste pour notre pays.

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