3 mois de prison ferme dans une affaire de « racisme anti-blanc » où la LICRA était partie civile.

Dans un arrêt du 29 mars 2016, la Cour d’Appel de Lyon a condamné à trois mois de prison ferme Monsieur Hakan O. pour injures à caractère racial après avoir qualifié Monsieur Christian D. de « sale français, sale blanc » lors d’une altercation intervenue à bord d’un TER Mâcon-Lyon le 9 juin 2014.

Cette condamnation alourdit la décision prononcée en première instance par le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône en introduisant une peine de prison ferme.

Pour la seconde fois dans ce type de dossier, la LICRA a décidé de se constituer partie civile et était représentée à l’audience par Maître Philippe Genin. Toutes les formes de racisme sont en effet condamnables, d’où qu’elles viennent et indépendamment de la couleur de peau, de l’origine ou de la religion de la victime.

Si le racisme anti-blanc est un phénomène relativement marginal au regard des autres formes de racisme ou de l’antisémitisme, il doit en revanche faire l’objet de la même rigueur et de la même réprobation.

La récupération de ce type d’affaire, par l’extrême-droite ou par des officines communautaristes, répond évidemment à une volonté d’instrumentalisation politique qui ne doit en rien empêcher le combat antiraciste. La LICRA entend donc mener ce combat avec détermination et fermeté.