Bérénice 33-44

au Théâtre de la Carreterie, d’après le roman d’Isabelle Stibbe, dans une mise en scène d’Olivier Scotto et une interprétation de Violette Erhart.

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Bérénice 34-44

En 1934, Bérénice Kapelouchnick a 15 ans ; son père, issu du shtetl, a choisi la France comme terre d’accueil, après les pogroms russes. Cette adolescente, juive de naissance et de culture, est depuis l’enfance passionnée de théâtre et ambitionne de devenir comédienne. Malgré l’hostilité de son père qui la renie, à force d’audace et d’efforts, elle va être admise au Conservatoire et intégrer la classe de Louis Jouvet; elle deviendra ensuite une brillante sociétaire de la Comédie Française.

Au début de l’Occupation allemande, avant la promulgation des lois raciales de Vichy, la Comédie Française exclut les Juifs de sa troupe. Bérénice, qui avait pris comme nom de scène Bérénice de Lignières, est dénoncée par une lettre anonyme ; elle va être prise au piège d’une impitoyable réalité. Le drame d’une comédienne célèbre, rattrapée par la cruauté de l’histoire, va se jouer sous les ors de la Maison de Molière.

La pièce est admirablement jouée par la jeune comédienne, Violette Erhart, qui interprète avec talent et maturité plusieurs personnages du roman, passant d’un espace à l’autre ; une musique aux accents yiddish accompagne discrètement les différents moments menant à la fin tragique de 1944. Une pièce qui nous renseigne sur les ambigüités et le comportement de certains artistes connus, durant les temps troubles de l’Occupation allemande, et qui dégage beaucoup d’émotion. A ne pas manquer.

Georges BOUANHA , Licra Auvergne Rhône-Alpes

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