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Les travaux et projets de la Commission

Commission: 
Communication
publié le 24/01/2011

Depuis le mois de mars, la Commission Mémoire, Histore et Droits de l’Homme (MHDH) se réunit tous les mois et travaille sur plusieurs sujets.

Les Harkis

A l’occasion de l’approche du cinquantième anniversaire des accords d’Evian et du sort tragique réservé aux Harkis, la Commission a avancé sur ce thème dans deux directions.

a) Une exposition a eu lieu avec succès à Dijon et a porté aussi bien sur l’histoire de la tragédie harkie que sur le sort réservé en France aux réfugiés. Cette exposition, de bonne qualité et accompagnée de débats, doit pouvoir circuler dans toutes les sections de la licra et être à leur disposition. Elle doit pouvoir accompagner des discussions et des rencontres.

b) La Commission compte organiser en janvier 2012 un colloque sur le sort des Harkis tant en Algérie au moment de l’Indépendance, qu’en France depuis 1962.

Benjamin Stora nous a donné son accord de principe pour y participer ainsi que Madame Fatima Besnaci-Lancou, spécialiste de la question.

En ce qui concerne notre association, il est clair que ce problème doit être abordé en termes de mémoire mais aussi sous l’angle du crime contre l’humanité, ainsi que sur les difficultés d’intégration dans notre pays d’une population trop souvent méprisée.

L’année 1942 en France

Sur ce sujet, la Commission Mémoire, Histoire et Droits de l’Homme souhaite également, au cours du second semestre 2012, organiser une manifestation publique à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de cette année noire.

1942 a vu en effet l’obligation de porter l’étoile jaune en zone occupée et la mise en œuvre de grandes rafles, dont celle du Vel d’Hiv en juillet.

Pour la licra, il s’agira de démonter les mécanismes de collaboration entre Vichy et les autorités nazies, mais aussi de mettre l’accent sur l’attitude de la population et des institutions françaises (police, gendarmerie, administration, clergé, etc…) qui, devant les rafles, ont pour une partie commencé à basculer et pour une autre partie plus réduite à aider les victimes potentielles. Ce travail sera mené en liaison avec Rita Thalmann et Annette Wieviorka et mobilisera l’ensemble des sections de la licra en faisant appel aux témoignages locaux.

A la demande des représentants de la section de Montpellier, la licra a attiré l’attention du Ministre de l’Intérieur sur les plaques commémoratives consacrées aux victimes de crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux Justes de France. Ces plaques mentionnent en effet la responsabilité de « l’autorité de fait, dite gouvernement de l’Etat français » et non pas de « l’Etat français » comme le prévoit la loi du 10 juillet 2000. Par lettre du 30 novembre, le Ministre nous a indiqué qu’il avait saisi le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants de cette demande de mise en conformité de la plaque. Nous attendons la suite de notre démarche dont le bien-fondé a été reconnu.

Les Roms

Sur ce thème, la Commission a travaillé et a souhaité entendre des spécialistes de la questions tels que Madame Hubert et Monsieur Filhiol, pour évoquer tant la situation des « gens du voyage » durant la Seconde Guerre mondiale que celle qui prévaut aujourd’hui. Si ce sujet est en cette période moins d’actualité qu’il y a quelques mois, il ne doit en aucun cas disparaître de nos préoccupations.

Le Rwanda

A l’instigation d’Alain David, la Commission a décidé de saisir le Bureau exécutif de la licra de la nécessité pour notre association de se porter partie civile contre les génocidaires rwandais de 1994. Le Bureau a donné suite à cette demande et la Commission juridique s’est emparée du dossier pour porter plainte aux côtés des victimes et de leur associations.

Le Darfour

Sur ce sujet, également trop vite sorti de l’actualité, la Commission a entendu le 11 décembre le Docteur Jacky Mamou, Président du Collectif Urgence Darfour. Il est en effet impératif de ne pas oublier que dans cette zone du Soudan la situation ne s’est en rien améliorée, même si les regards se tournent maintenant vers le sud du pays où un référendum doit avoir lieu pour déterminer s’il doit y avoir une partition ou pas.

Sur tous ces sujets, la Commission poursuit ses travaux et dès le début de 2011 va prévoir l’organisation des colloques indiqués.