Compte rendu de la rencontre entre la Licra et Baudelaire Ndong Ella, président du Conseil des Droits de l’Homme – par Déborah Wolkowicz-Breillat

Il est vrai que l’échange avec une personne permet d’appréhender beaucoup mieux les réalités que des connaissances livresques. Et j’ai compris qu’un classement numérique identique pour deux pays ne recouvre pas nécessairement les mêmes réalités. Par exemple, deux élèves peuvent avoir tous les deux une même note médiocre pour un travail, mais l’un, faute de connaissances, l’autre par absence de méthode ou de logique. Ils ont la même note, mais pas le même profil, et cela implique nécessairement un traitement différent pour les aider à progresser. Je suis heureuse d’avoir eu cet échange car j’ai appris cela.

Le Gabon, contrairement à d’autres pays africains, permet la liberté d’expression. Les habitants jouissent de la liberté religieuse. L’égalité des sexes est reconnue dans l’éducation et l’emploi. Une couverture sociale est prévue pour la maladie. Deux voitures au même endroit n’ont pas nécessairement la même énergie cinétique, l’une est peut-être à l’arrêt, l’autre en mouvement. Cela nous a donné envie de participer à ce mouvement. Alain Jakubowicz et Philippe Schmidt ont avancé quelques idées de travail en commun. J’espère que cela aura une suite.
                                                                                                         

Déborah Wolkowicz-Breillat
Représentante permanente de la Licra
auprès des Nations Unies à Genève
deborahwolko@aol.com