Création du groupe « Jean Pierre-Bloch »

Lors de la campagne des élections législatives, la LICRA a soumis aux candidats sa Charte Antiraciste destinée à combattre la dérive extrémiste du débat public et à défendre le Front Républicain. A l’issue du second tour du 18 juin, parmi les 577 signataires, 120 ont été élus à l’Assemblée Nationale (consulter l’adresse des signataires en cliquant ici).

 

La LICRA souhaite poursuivre cette dynamique avec ces parlementaires qui ont assumé, devant leurs électeurs, d’être des « antiracistes déclarés ». Pour y parvenir, Alain Jakubowicz a proposé de renouer avec une tradition ancienne de notre association consistant à former, au Palais-Bourbon, un intergroupe de la LICRA. Déjà en 1936, Bernard Lecache avait constitué un groupe informel des « députés du droit de vivre » acquis au combat contre le racisme et l’antisémitisme. Parmi eux figuraient Jean Pierre-Bloch, Salomon Grumbach, Léon Blum, Pierre Mendès France, Edouard Herriot, André Philip, Vincent Auriol, Ludovic-Oscar Frossard, le père d’André Frossard. A la fin des années 70, la LICRA avait également participé à la création d’un intergroupe présidé par le député Marcus autour de Jacques Chaban-Delmas, Michel Noir et Paul Durafour. 

 

Dès la rentrée, le groupe des signataires de la Charte Antiraciste de la LICRA se réunira à l’Assemblée Nationale. Il portera le nom de « Jean Pierre-Bloch » en hommage à celui qui fut parlementaire, résistant et président de notre association de 1968 à 1992. Plusieurs parlementaires ont accueilli très favorablement cette initiative et le député Pierre-Yves Bournazel a d’ores et déjà saisi le président de l’Assemblée Nationale, François de Rugy, afin qu’il en soutienne la création. 

 

L’objectif de ce groupe de parlementaires est simple : constituer, au delà des appartenances partisanes, un cadre d’échange, de travail et de réflexion avec les parlementaires pour faire avancer le combat antiraciste. Il aura vocation à organiser des rencontres avec les acteurs sociaux, des colloques sur des sujets d’intérêt commun avec pour finalité d’aboutir, notamment au plan législatif, à des propositions concrètes et efficaces. Il aura également pour objet d’être un outil de mobilisation, de veille et d’alerte dès lors que nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité seraient remises en causes ou attaquées par les extrémismes politiques et religieux.