Déclaration sur les étrangers : Marine Le Pen plagie son père

Marine Le Pen, dont on regrette déjà la « diète médiatique », a déclaré ce matin que « si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement, maintenant c’est terminé, c’est la fin de la récréation ! ».

Il faudra un jour expliquer à Marine Le Pen que le déracinement lié à l’immigration n’est pas « une récréation ». Les enfants ayant échappé à la mort en Syrie ou en Irak ne sont pas venus en France pour le plaisir de se divertir. Ils sont venus pour survivre, se soigner, se reconstruire. C’est l’honneur de la France de les accueillir.

Les propos de Marine Le Pen sont évidemment indignes et marquent une rupture avec la tradition républicaine de notre pays et les engagements internationaux de la France. Notamment, le droit à l’éducation est un droit fondamental, proclamé dans la Déclaration universelle de Droits de l’Homme, la Convention européenne des droits de l’Homme et à notre loi fondamentale qui dispose que « la Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État. »

En faisant cette proposition scélérate, Marine Le Pen ne dit pourtant rien de nouveau. Son père a toujours soutenu la suppression de l’aide médicale d’Etat et se proposait, dans son programme pour les présidentielles de 2002, de « libérer l’école de l’immigration ». Comme lui, elle propose un programme antirépublicain fondé sur la xénophobie.