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Archives : prise de position

23/03/2011

La « célébration de Durban I », une injure faite à la lutte contre le racisme Le 24 décembre dernier, la LICRA a pris note avec consternation de l’adoption par l’Assemblée Générale des Nations Unies d’une résolution organisant le 21 septembre prochain à New York la « célébration » des dix ans de Durban I, théâtre des pires dérives antisémites. Cette tristement célèbre Conférence de Durban I fut pourtant le point de départ d’une décennie qui a été marquée par une régression inacceptable de la lutte internationale contre le racisme mise en œuvre par les Nations Unies : utilisation du terme impropre d’ « Islamophobie », réintroduction du délit de blasphème par la criminalisation de la « diffamation des religions », remise en cause de l’universalité des droits de l’Homme au profit d’un pseudo relativisme culturel, hiérarchisation et instrumentalisation des victimes de racismes…. Autant de dérives inacceptables que la LICRA condamne fermement.

17/03/2011

Elle a la gouaille et croit en son avenir, les sondahes sont pour elle. Marine Le Pen ne se satisfait pas de l'imprécation hargneuse, de l'allusion méprisante et de la plaisanterie blessante qui étaient la marque de fabrique de son père. Elle sait que ces saillies à moteur antisémite l'ont cantonné dans un rôle de trublion provocateur dont la capacité de nuisance ne recouvrait aucune perspective politique réelle. Marine Le Pen, elle, cherche le pouvoir. Elle ne s'en cache pas et c'est son droit. Pour l'obtenir, elle a, entre autres, besoin de respectabilité pour diversifier sa clientèle électorale et rendre possibles des alliances futures. L'entreprise est délicate car, pour effacer l'image sulfureuse qui s'attache à son nom aux yeux de la majorité des Français, elle ne doit pas pour autant décevoir le noyau dur des militants du Front national, ceux qui s'amusaient aux déclarations choquantes de Jean-Marie Le Pen, ceux qui ont soutenu Bruno Gollnisch justement parce que ses positions le rendaient infréquentable.

08/03/2011

Dans les colonnes du quotidien Libération du 8 mars, le président de la LICRA Alain Jakubowicz tire les enseignements du procès Zemmour. "Par une décision rendue au nom du peuple français, la Justice a condamné Eric Zemmour, considérant qu’il avait « dépassé les limites autorisées de la liberté d'expression ». Il a été ainsi mis fin à près de 12 mois d’une polémique qui a trop souvent été réduite à une diatribe entre pro et anti-Zemmour. Les enseignements de ce procès, sur l’état de notre société, la place des associations, le sort réservé aux décisions de justice et l’évolution même du projet républicain, sont d’une autre importance."  

22/02/2011

On trouve dans le journal Le Monde daté du mardi 15 février une page centrale avec un titre énorme « Juif », le qualificatif le plus fréquent apposé sur l’internet français aux noms-symboles du pouvoir : Sarkozy, évidemment, mais aussi Borloo, Hollande, Copé, Mélanchon, voire Rachida Dati et Marie-George Buffet, mais encore un défilé  de journalistes… Tous « juifs », liste insensée pour cette expression forcenée du ressentiment (mais n’ai-je pas moi-même découvert au détour d’une conversation, à l’occasion de l’organisation locale d’un testing, que pour une certaine couche de la population dijonnaise, François Rebsamen, c’était une évidence, « en était »).

07/01/2011

Découvrez l'éditorial du président de la licra à paraître dans l'édition du mois de janvier du magazine Le Droit de Vivre L’extrême droite serait-elle le phénix de la société française ? Chaque fois qu’on la croit éradiquée, la voilà qui renait de ses cendres. Il aura suffit d’un débat sur l’identité nationale, lancé au mauvais moment et sur de mauvaises bases, pour ouvrir la boîte de pandore. On disait le Front National déconfit à l’heure du départ de son chef historique ; son Congrès sera l’évènement de la rentrée 2011 et on parle même de sa présidente probable au second tour des prochaines élections présidentielles.

17/12/2010

L’Assemblée Générale des Nations Unies tente de faire voter une résolution organisant un « Durban III » sous la forme d’un sommet des chefs d’Etats qui se tiendrait le 21 Septembre 2011 à New York. L'événement célébrerait le 10ème anniversaire de la conférence de Durban de 2001 sur le racisme - un rassemblement qui a été détourné par des dictateurs et leurs alliés, et qui a fini par promouvoir l'antisémitisme et par désigner l'Amérique, l'Occident et Israël comme Etats racistes.

14/11/2010

Le 14 novembre, ce sont plus de 3000 personnes qui se sont retrouvées sur le Parvis des Droits de l’Homme, à Paris au Trocadéro, pour marquer leur soutien aux Chrétiens d’Irak, persécutés en raison de leur fois. René Guitton, délégué exécutif de la licra en charge de l’observatoire « Cultes et Laïcité »  est intervenu lors de ce rassemblement pour demander, notamment, aux instances nationales et européennes de se saisir de cette urgence.

08/09/2010

Le 13 mai 2010, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a procédé au renouvellement d’un tiers de ses membres. La République islamique d’Iran était en course pour un siège. Sous la pression des États démocratiques et des ONG, le régime des Mollahs s’est retiré avant le vote. La Libye, candidate, a quant à elle été élue au Conseil des Droits de l’Homme pour les trois prochaines années, sans que personne ne réagisse. Comment expliquer que ce pays dirigé par le plus ancien dictateur africain Mouammar Kadhafi, en place depuis 1969, puisse être élu à une telle instance ? Comment accepter qu’un régime répressif au sein duquel l’exercice des droits à la liberté d’expression et d’association est passible de la peine de mort puisse prendre place dans un conseil « des Droits de l’Homme » ? Quel message est envoyé aux dissidents politiques qui se battent au prix de leur vie, en Libye même ou ailleurs, pour plus de droits et de justice ? Comment en est-on arrivé là ? Comment l’inacceptable est-il rendu acceptable ?

13/08/2010

La réunion interministérielle sur « les Gens du voyage et les Roms » et le discours de politique sécuritaire du Président de la République à Grenoble marquent une sévère rupture dans le pacte social républicain. Il n’est pas question, pour la licra, de se joindre aux attaques ad hominem et aux démarches partisanes qui ont fleuri ces derniers jours. Les faits sont suffisamment graves et les mots lourds de sens pour qu’ils ne soient point parasités par des considérations politiciennes.

13/06/2010

Le projet de loi relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité, déposé le 31 mars 2010 à l’Assemblée nationale, constitue pour la licra une restriction substantielle du droit des migrants et des garanties apportées aux demandeurs d’asile politique. Tout en soulignant les avancées que constituent les nouvelles dispositions, proposées par ce projet de loi, relevant de l’acquisition de la nationalité française et de la lutte contre le travail illégal.

13/06/2010

La licra, par la voie d’une consultation nationale auprès de ses adhérents dont les résultats ont été présentés le 12 juin lors de son Conseil Fédéral, se prononce en faveur d’une loi interdisant le port du voile intégral dans l’ensemble de l’espace public. La licra considère que cette pratique va à l’encontre des règles essentielles au pacte social républicain qui fondent notre communauté nationale. L’enfermement identitaire que représente le port du voile intégral constitue une atteinte à la dignité de la femme, aux valeurs de la République et au Vivre ensemble.

13/04/2010

Le 16 mars, le Journal du Centre publiait un article intitulé « A Neuffontaines, le Front national est entré dans les moeurs » dans lequel M. Philippe Connant, maire de la commune de Neuffontaines (120 habitants), écrivait : « ... quelqu'un qui s'appelle Mohamed n'est pas un Bourguignon […] Les étrangers, il faut les occuper, et il faut en virer, ceux qui cassent tout... ». Le 11 avril, huit conseillers municipaux démissionnaient, à la suite de quoi Alain David, membre du Bureau exécutif de la Licra et secrétaire de la section dijonnaise de l’association, écrivait l’article que nous reproduisons et que le Journal du Centre a publié le 13 avril.En même temps, la Licra, avec l’accord du président de la Commission juridique, a donné mandat à Eric Ruther, avocat de la Licra à Dijon, pour déposer une plainte pour « provocation à la haine et discrimination raciale » auprès du procureur de la Nièvre.Une plainte a par ailleurs été déposée par la Ligue des Droits de l'Homme le 1er avril.

10/04/2010

(La fin des absolus et le débat actuel) L’actualité abonde en débats esquissés, puis abandonnés : le récent débat sur l’identité nationale, ceux sur la discrimination positive,  les statistiques ethniques, le multiculturalisme, l’immigration, etc. provoquent, à peine engagés, des levées de bouclier. Le mot République est, en France, le dénominateur commun  de la protestation. Pourtant la République est-elle aujourd’hui autre chose qu’un regret et une incantation ? Il n’est peut-être pas sacrilège de  poser la question. Car la République (l’exception française, comme on se plaît à l’appeler) se pose en surplomb de l’histoire. Or l’histoire au XXème siècle s’est réalisée, rassemblée et disloquée autour de ce qu’a représenté la Seconde Guerre mondiale. Les civilisations avaient déjà appris, après la Première Guerre mondiale, qu’elles « étaient mortelles », pour reprendre le mot de Paul Valéry en 1919.

03/01/2010

La LICRA, nul ne l’ignore, est née à une époque où l’antisémitisme avait pignon sur rue et représentait le danger majeur. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, dans les pays démocratiques épouvantés par l’extermination, l’antisémitisme sans avoir disparu est non seulement illégal mais surtout délégitimé (pas complètement cependant, si l’on tient compte du danger fondamentaliste). Le Juif français est aujourd’hui un Français juif, l’égal dans sa citoyenneté de n’importe quel autre citoyen.