
Après la tuerie de Florence et l’incendie d’un camp de Roms à Turin, la Licra condamne fermement la vague de haine de l’étranger qui défigure l’Italie. La Licra rappelle que la crise économique qui secoue l’Europe ne saurait en aucun cas trouver une solution dans la mise à mort abjecte de populations transformées en boucs émissaires par une extrême-droite xénophobe et raciste.
Parrainé par Monsieur François Zimeray, Ambassadeur de France pour les Droits de l’Homme, le think tank de la LICRA, le Cercle de la LICRA-Réfléchir les Droits de l’Homme, a été inauguré au Quai D’Orsay le 16 novembre en présence d’Alain Jakubowicz, Président de la LICRA et Martine Benayoun, Présidente fondatrice du Cercle de la LICRA.
La LICRA est révoltée de l’insupportable atteinte à la liberté de la presse constituée par l’incendie volontaire du siège de Charlie Hebdo et le piratage de son site internet. Brûler livres et journaux a toujours été l’apanage des extrémistes de tout poil. Quelles qu’en soient les raisons, l’incendie de Charlie Hebdo n’est rien d’autre qu’un autodafé, symbole de l’obscurantisme et du totalitarisme.
La LICRA a constaté ce matin que l’application « Juif ou pas Juif » a été une nouvelle fois retirée par Apple de l’AppStore français. La LICRA estime qu’il est grand temps que la marque à la pomme fasse preuve de cohérence et précise clairement ses intentions quant à la commercialisation et la mise à disposition de cette application.
La Semaine d’Action FARE (Football Against Racism in Europe) débute demain et s’achèvera le 25 octobre. Le thème de cette année, « We are Football People » rappelle qu’en dépit des différences entre les individus, tous les acteurs du football, quelles que soient leur nationalité, leur origine et leur religion, sont mus par le même amour de ce sport.
« Faute d’une régulation suffisante, la Toile est aujourd’hui un accélérateur du phénomène de banalisation de l’acte raciste » : c’est sur ce constat amer posé par président de la LICRA, Alain Jakubowicz, que s’est ouverte ce matin à Paris la Conférence organisée par la LICRA et l’INACH (International Network Against Cyberhate) pour la préservation de l’environnement virtuel.
Chaque jour, à travers toute l’Europe, les Roms sont discriminés, humiliés, agressés dans une indifférence complice. Un collectif européen d’associations antiracistes organise ce samedi 1er octobre la première « Roma Pride » à Paris, Metz, Besançon, Lyon, Bucarest, Oslo, Rome, Copenhague et Sofia pour crier « Assez ! » face à l’ostracisme qui frappe un peu plus les Roms chaque jour.
L’ONG UN Watch, dont la mission est de veiller au respect des principes de la Charte des Nations Unies, s’est vue refuser l’autorisation de participer aux cérémonies de commémoration de la conférence de Durban, organisées ce jeudi 22 septembre à New York. Alors qu’à la tribune des Nations Unies s’expriment régulièrement des chefs d’Etats dont les régimes sont totalitaires, des militants qui font leur travail de protestation et de dénonciation des atteintes aux Droits de l’Homme se voient confisquer la parole.
Combien de décisions de justice faudra-t-il pour que les nostalgiques de Pétain comprennent que ce dernier n’a pas sa place au Panthéon de la République ? Le juge a tenu à réserver le même sort aux aboiements fanatiques de l’association consacrée à la défense de la mémoire de Pétain qu’à l’obstination frénétique d’un maire d’une petite commune du Calvados qui refusait de retirer le portrait de Philippe Pétain de sa mairie.
La LICRA se félicite de la décision, bien que tardive, de la France de ne pas participer aux célébrations des dix ans de la Conférence de Durban qui se tiendront jeudi et vendredi prochains à New York. Qu’y aurait-il donc à célébrer ? Pour la LICRA, présente en Afrique du Sud en 2001, il aurait été inconvenant que la diplomatie française prenne part à cet anniversaire alors que ce rassemblement mondial avait été le théâtre de violentes dérives antisémites, sexistes et homophobes.
La LICRA s’est dite « satisfaite » dans un communiqué de presse publié ce jour de la décision prise par la société Apple de supprimer l’application constituant « un fichier juif » qu’elle commercialisait depuis plusieurs semaines. Cependant, après vérification, si la vente a été suspendue, ladite application reste accessible et utilisable pour tous celles et ceux qui l’ont téléchargée.
Alors qu’elle avait annoncé hier le lancement d’une procédure en référé contre la société Apple, la LICRA est satisfaite d’apprendre la suppression ce jour d’une application constituant un véritable « fichier juif ». Le scandale provoqué par ce type de logiciel rappelle aux acteurs économiques des nouvelles technologies qu’ils ont une responsabilité non seulement juridique mais également sociale en la matière.