
Dans son livre « Manifeste pour une droite décomplexée », Jean-François Copé dit entendre « briser un tabou » en dénonçant l'existence d'un « racisme anti- blanc » dans certains quartiers difficiles, déclaration qui a suscité de vives réactions de la part de certains dirigeants de la gauche.
Le secrétaire général de l’UMP tiendrait-il un scoop ?
Dans son discours de clôture des Universités d’été de la Licra le 9 septembre dernier, le président Alain Jakubowicz rappelait une fois de plus que « le racisme frappe n’importe qui : arabes, juifs, musulmans, asiatiques, blancs, noirs, n’importe où : dans les banlieues, les centres villes et les campagnes et de manière de plus en plus violente », ajoutant qu’ « le racisme n’a ni couleur de peau, ni religion, ni obédience politique, qu’il sévit à droite, à gauche, à l’extrême droite, à l’extrême gauche, chez les chrétiens, les musulmans et les juifs ».
La déontologie de la Licra a toujours été d'apporter un soutien à toute victime de racisme, quel que soit son origine, sa couleur de peau ou sa religion. Force est de constater que son service juridique est très rarement saisi pour des cas de « racisme anti-blanc », qu’elle qualifierait plutôt de « ressentiment anti- français ».
Si ce phénomène reste donc très marginal dans notre société, il ne doit néanmoins pas être nié. Les victimes doivent porter plainte.
Malheureusement son instrumentalisation politique, notamment par l’extrême droite, ne favorise certainement pas un traitement efficace de la question, dessert les victimes et favorise, sur le fond, une concurrence victimaire nocive pour la République.
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