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Schwartzbard Samuel

Voir l'histoire de la licra

 

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Définition en cours de rédaction


Senghor Léopold Sédar

Définition en cours de rédaction

Shoah

Le terme provient de l’hébreu, il signifie catastrophe, désolation, tempête. Désormais il ne fait référence qu’au génocide perpétré par les nazis contre les Juifs d’Europe. Plus approprié que le terme Holocauste à connotation religieuse et sacrificielle. La Shoah est un génocide.

L'extermination des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale se distingue par son caractère industriel, administratif et systématique qui la rend unique dans l'histoire de l'humanité.

Paroxysme de l'antisémitisme  européen, ce génocide a voulu éliminer radicalement la totalité d'une population qui ne représentait aucune menace militaire ou politique pour les bourreaux. Les femmes, les bébés ou les vieillards furent tout aussi systématiquement traqués et voués à la mort de masse que les hommes adultes. L'extermination physique des Juifs fut aussi précédée ou accompagnée de leur spoliation systématique (aryanisation) et de la destruction d'une part considérable de leur patrimoine culturel ou religieux.

Le terme Shoah considère le génocide stricto-sensu, c’est-à-dire une période courant du début des massacres à l’été 1941 à la fin de la guerre en Europe au printemps 1945 lequel marque la fin du danger pour les Juifs d’Europe.

Toutefois, la  persécution des Juifs d'Europe commence  bien avant, avec les humiliations et violences quotidiennes, l'exclusion juridique et sociale, ou encore les spoliations, qui débutent dès les premières semaines qui suivent l'arrivée des Nazis au pouvoir en Allemagne le 30 janvier 1933.

Aujourd’hui, les historiens s’étant penchés sur la question estiment le nombre de victimes juives entre 5 et 6 millions. Il n’est pas possible d’établir un bilan détaillé, les Nazis n’ayant pas tenu de comptabilité systématique des assassinats et gazages qu’ils ont commis. C’est en effet le cas en Pologne et en Russie qui regroupaient avant guerre les plus grandes communautés juives d’Europe où les Juifs moururent, soit dans les ghettos, soit exécutés par des Einsatzgruppen ou encore dans les centres de mise à mort.

Toutefois, pour certains pays, des calculs plus précis sont possibles. Ainsi, en France, le calcul est permis grâce aux listes de déportation laissées dans les archives par les Nazis. Ainsi, près de 76 000 Juifs de France ont été déportés dans les centres de mise à mort, auxquels il faut ajouter les Juifs morts pour fait de résistance sur le sol national ou en camp de concentration, abattus comme otages, ou encore morts dans des camps d’internement français, soit près de 80 000.

Ainsi, selon l’historien américain Raul Hilberg, 5 100 000 victimes juives sont mortes durant la Shoah. Il affine son calcul en détaillant comme suit la répartition des victimes :

  • Morts dans les ghettos : 800 000
  • Morts par exécutions (Einsatzgruppen) : 1 300 000
  • Morts dans les camps d’extermination : 2 700 000
  • Morts dans les camps de concentration : 300 000

Quoiqu’il en soit, le chiffre d’environ 6 millions de personnes est avancé et accepté par la plupart des autorités compétentes sur la question.

De fait, 50 % des Juifs d’Europe furent assassinés et 40 % du judaïsme mondial, alors très majoritairement européen.

Sport

Le sport est un outil formidable de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, de par son caractère populaire et médiatique. Il permet une certaine mixité sociale et contribue à une égalité des chances (accès à la pratique, formation, haut-niveau) et a un caractère trans-générationnel. Il est également facteur d’émancipation, notamment  quand il est ouvert aux femmes et a surtout un rôle pédagogique, structurant, valorisant, notamment pour des jeunes en situation vulnérable (en échec scolaire, sous main de justice,…).

Pour autant les problèmes et dérives ne manquent pas dans le sport :

  • Activisme politique d’extrême-droite et dans une certaine mesure d’extrême-gauche dans le football professionnel.
  • Racisme et xénophobie montants dans le rugby professionnel.
  • Racisme dans le sport amateur.
  • Communautarisme.
  • Problèmes autour des équipes nationales : soutien avec provocation et dérapages des équipes africaines.
  • Recrutement par des fondamentalistes par le sport.
  • La place de la femme, notamment des problèmes pour l’accès à la pratique, le haut-niveau, les pôles décisionnels. C’est un enjeu pour la licra, en raison du rôle d’émancipation et des freins cultuels dans les quartiers populaires.
  • Manque de diversité dans les pôles décisionnels (dirigeants, arbitres et entraîneurs au haut-niveau).
  • Nationalisme, antisémitisme, racisme dans les Pays de l’Est ; racisme et problème d’identité dans sport professionnel en Espagne.

Ainsi, le football européen est sans doute la scène sportive la plus prestigieuse du monde, la plus médiatique (des centaines de millions de personnes) et donc la plus exposée. Ce sport connaît des dérives xénophobes et antisémites autour de toutes ses pratiques : professionnelles (surtout parmi les supporters), amateurs, inorganisées.

La licra est active dans le domaine du football et plus globalement du sport depuis 1998, en 2001, la Commission Sport a été créée. En 2005 elle signe une convention avec la Fédération Française de Football et le Ministère des Sports. En 2007 elle fait son entrée au conseil d’administration de Football Against Racism in Europe et signe une convention avec l’Union des Clubs Professionnels de Fooball. En 2008 c’est avec la Ligue de Football Professionnel qu’une convention se signe. Par ailleurs elle a signé des conventions directes avec de nombreux clubs.

Si la lutte contre le racisme dans le football a nettement progressé au cours de ces dix dernières années, le combat est loin d’être terminé. La plupart des pays européens reste violemment touchée par ce fléau, que ce soit au niveau professionnel ou amateur. Dans ce contexte, le réseau FARE (Football Against Racism in Europe) appelle depuis plus de dix ans la famille du football européen à se mobiliser. Des centaines de projets militants, antiracistes et sportifs sont organisés à travers le continent, à l’occasion de la semaine européenne d’action contre le racisme et la discrimination dans le football qui se tient chaque année au mois d’octobre. Associations sportives, groupes de supporters, clubs professionnels s’investissent pleinement dans cet événement. La licra coordonne la semaine d’action FARE en France et participe à l’ensemble des travaux de sensibilisation et de recherche menés par le réseau.

En France, les actions de la licra concernent d’une part la défense des victimes via des campagnes de sensibilisation dans les milieux amateurs et professionnels. Au pénal, la licra propose un conseil aux victimes, aux instances sportives, constitution de partie civile. Sur le plan sportif, elle est présente dans les commissions de discipline et d’éthique et prodigue du conseil aux victimes ainsi qu'aux instances sportives.

Par ailleurs la licra forme et sensibilise les acteurs du monde sportif: Arbitres en professionnel et amateur, éducateurs, dirigeants sportifs, personnel de la sécurité : directeurs de stade, entreprises de sécurité des stades, agents territoriaux, délégués bénévoles de la Ligue.

La prévention reste également une priorité, non seulement auprès des jeunes en milieu scolaire, sportif ou socio-culturel. Mais également auprès des personnes sous main de justice (en milieu fermé, protection de la jeunesse, etc) et enfin les supporters. Les outils pour accomplir ce travail sont multiples : promotion de la citoyenneté et prévention du racisme, développement de l’esprit critique des jeunes, prévention de l'endoctrinement et mobilisation de la majorité silencieuse. Un travail sur les identités est également nécessaire.

La violence lors des manifestations sportives reste un problème inquiétant, surtout sur les terrains de football. Les comportements violents et racistes peuvent remettre en cause le rôle du sport comme moyen de transmettre des valeurs positives. Ils compromettent aussi les valeurs fondamentales de l'intégration européenne.

La licra reste mobilisée et vigilante.

Statistiques ethniques

Définition en cours de rédaction
 

T

Tolérance

Pour Jean-Paul Guetny (1), le mot « tolérance » se rattache à la racine indo-européenne « tol. tel. tla. » dont dérivent deux verbes latins : « tollere » ie « soulever » et « tolerare » ie, « porter, supporter »

En français, c’est l’adjectif « intolérable » qui apparaît en premier en 1295, le positif « tolérable » n‘est employé qu’à partir de 1355. Le substantif « tolérance » est plus tardif (1380) et le verbe « tolérer » ne fait son intrusion dans la langue qu’en 1392.

Selon le linguiste Claude Hagège (2), il possède  alors quatre sens :
I) se retenir ou se contenir ;
II) endurer ou supporter ;
III) pardonner ;
IV) permettre.

L’acception la plus fréquente est la seconde et la quatrième au XVIème siècle.

Rien à voir donc avec l’idée positive de tolérance qui a pu se dégager à l’époque contemporaine, post Voltairienne et post révolutionnaire.

Si nous compilons les divers dictionnaires, la définition du mot peut être la suivante : « Capacité, disposition, état d'esprit d’ouverture à autrui, de respect de sa liberté de conscience (opinions, croyances)  et de ses manières d'agir différentes des siennes ».

Ne rêvons pas : l’intolérance est l’apanage du genre humain : née de la peur fondamentale de la mort, de l’inconnu, elle est de l’ordre pulsionnel, du rejet originel de l’autre.

La tolérance, elle, s’acquiert au fil de l’éducation au fur et à mesure que nous apprenons à dominer nos peurs. Pour devenir tolérant, il faut reconnaître s’être plusieurs fois trompé, admettre qu’aucune vérité ne peut-être absolue et devenir alors lucide et vigilant.

Mais,  chacun d’entre nous garde une petite part d’intolérance, pas forcément négative et même très saine : «  l’intolérance devant l’injustice, la pauvreté ou l’inégalité des chances (...) : une tolérance sans limites ne serait pas admissible » (3).

Pour la licra, ancrée dans les valeurs de la République : Liberté, Egalité, Fraternité (Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, 26 Août 1789, Constitution Française du 27 Octobre 1946, Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 10 Décembre 1948) et celle de la Laïcité, cette tolérance-là occupe cet espace et seulement cet espace.

L’« ouverture à autrui, le respect de sa liberté de conscience et de ses manières d'agir différentes des siennes » se cadrent sur ces valeurs qui permettent de se positionner : « Notre liberté s’arrête là où commence celle de l’autre », « Nous sommes égaux en Droits et Devoirs » « Nous sommes solidaires sans exclusion de quiconque », le tout dans l’espace de la laïcité qui permet l’expression des croyances de chacun, la République étant garant responsable de ses citoyens.

 

  • Dans l’Accueil des victimes, notre première action, les « droits » sont respectés dans les aides -juridique ou médiation- que nous déployons.
  • Dans les réparations et les actions de prévention menées dans l’Education et le Sport, les « devoirs » du citoyen et la notion de Liberté sont rappelés.
  • Par ses actions avec d’autres associations anti-racistes ou anti-discrimination, sa présence dans les instances internationales et régionales, dans ses négociations avec les institutionnels, ses participations aux instances locales, dans ses actions de mémoire, sa lutte contre l’impunité et la haine sur Internet et par sa cellule de veille internationale c’est la Fraternité, la solidarité, qui s’expriment. 

La tolérance permissive, sous la pression grégaire ou la peur  inhérente à l’homme, précède la veulerie et masque l’indifférence : elle se rend coupable de complicité avec les agresseurs de tous bords et rejoint l’intolérance.

La vraie tolérance rassemble les bonnes volontés, vigilantes et lucides, dans le cadre républicain, respectueuses et agissant pour le mieux vivre ensemble.
« Le grand défi est (...) le dialogue des convictions entre personnes qui sentent, qui pensent, qui réagissent, qui croient d’une manière différente. Pareille démarche est aventureuse, parce qu’elle implique sortie de soi pour aller vers l’autre, pour essayer d’entrer dans son jeu, elle comporte des risques. Mais (...) elle change celui ou celle qui s’y engage (...), petite graine dans un champ où poussent, avec quelle vigueur !, les mauvaises graines du fanatisme » (1)

(1) Directeur délégué de l’Actualité religieuse mars 1998.
(2) « Jusqu’où tolérer ? »Textes réunis par Roger-pol Droit Le Monde éditions Paris, 1996.
(3) Lectures psychanalytiques de la Bible Dominique STEIN Ed. du Cerf

Tsiganes

Voir la définition "Gens du voyage"


Traite négrière

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U

Universalisme

Définition en cours de rédaction

 

 

 

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