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La LICRA se joint à l’appel pour l’annulation de l’élection de la Syrie aux comités des droits de l’Homme de l’UNESCO

publié le 16/12/2011

Choqués par l’élection par le Conseil exécutif de l’UNESCO le 11 novembre 2011 de la République Arabe Syrienne aux deux comités traitant des questions relatives aux droits de l’Homme – le Comité sur les Conventions et les Recommandations qui examine les communications relatives à des cas et des questions concernant l’exercice des droits de l’Homme dans les domaines de compétence de l’UNESCO, et le Comité sur les Organisations Internationales Non Gouvernementales, qui est chargé de superviser le travail de la société civile et des groupes de droits de l’Homme au sein de l’UNESCO ;

Considérant les récentes conclusions d’enquête soumises par les rapporteurs spéciaux du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies établissant que le régime syrien a perpétré des crimes contre l’humanité durant l’année écoulée, notamment le meurtre de 4000 de ses citoyens, des actes de torture sur des mineurs ainsi que des violences sexuelles ;
 
Rappelant qu’au cours de l’année, après que UN Watch eut révélé que la Syrie avait cyniquement soumis sa candidature pour un siège au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, une vaste campagne de protestation fut lancée avec le soutien de Human Rights Watch, le Comité des Droits de l’Homme Syrien, l’Institut pour l’Etude des Droits de l’Homme du Caire, ainsi que de nombreuses autres ONG et acteurs des Nations Unies, contribuant à la défaite de la candidature du régime d’Assad ;
 
Mus par une opposition de principe exprimée par la directrice générale de l’UNESCO elle-même, Madame Irina Bokova, ayant déclaré qu’elle « ne voit pas comment la Syrie peut contribuer au travail des comités » ;
 
Déclarant que chaque jour que la Syrie passe à siéger au sein des comités susmentionnés constitue un affront à la mémoire des innocents qui continuent à être massacrés par le régime d’Assad, et entache la réputation de l’UNESCO et du système des Nations Unies dans son ensemble ;
 
Nous, les organisations de défense des droits de l’homme soussignées, représentants de la société civile, dissidents et activistes militant pour la démocratie, appelons le Conseil exécutif de l’UNESCO à révoquer instamment le régime syrien des comités de droits de l’Homme susmentionnés, et à s’excuser publiquement auprès des victimes du régime syrien pour y avoir élu ce dernier.


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