Mandat d'arrêt de la CPI contre Omar El Béchir : A quand la fin de l'impunité ?

Il y a un an quasiment jour pour jour, la LICRA saluait la décision rendue par la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) de délivrer un mandat d’arrêt complémentaire pour génocide contre le président soudanais en exercice, Omar El  Béchir, déjà poursuivi depuis mars 2009 pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre à l’encontre des populations civiles du Darfour.

Le 17 juillet, à l’occasion de la Journée de la Justice Pénale Internationale, la LICRA tient une nouvelle fois à dénoncer le caractère inacceptable du non respect de ces mandats d’arrêts internationaux délivrés par la Cour

En signe de solidarité lors de cette Journée, la LICRA a appelé l’ensemble de ses membres à mettre sur Facebook le message suivant « Journée Internationale pour la Justice Internationale : mobilisons nous pour faire appliquer les mandats d’arrêt délivrés contre Omar El Béchir ».

Parce qu’il ne peut y avoir de justice pénale internationale sans une véritable implication de l’ensemble de la communauté internationale, la LICRA réitère son appel à une très grande fermeté de la part des pouvoirs publics, français et étrangers, dans l’application de cette décision.

Des sanctions doivent aujourd’hui impérativement être prises afin de mettre définitivement fin à l’impunité dont bénéficie, depuis trop longtemps, le président El Béchir.

Accéder au communiqué de presse relatif au cas Omar El Béchir

 Charges retenues par la CPI contre Omar El Béchir

 

Les mandats d'arrêt délivrés à l'encontre d'Omar Hassan El Béchir, actuellement considéré comme en fuite, énumèrent dix chefs mettant en cause sa responsabilité pénale individuelle en tant que coauteur ou auteur indirect, à savoir :

•    cinq chefs de crimes contre l'humanité : meurtre, extermination, transfert forcé, torture, et viol.

•    deux chefs de crimes de guerre : le fait de diriger intentionnellement des attaques contre une population civile en tant que telle ou contre des personnes civiles qui ne participent pas directement aux hostilités, et pillage.

•    trois chefs de génocide : génocide par meurtre, génocide par atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale, et génocide par soumission intentionnelle de chaque groupe ciblé à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique.

Accéder au premier mandat d'arrêt délivré par la Chambre préliminaire le 4 mars 2009

Accéder au second mandat d'arrêt délivré par la Chambre préliminaire le 12 juillet 2010