
Rarement loi prétendument sans intérêt aura suscité autant de passion que le projet «visant à réprimer la contestation des génocides reconnus par la loi». La majorité de nos concitoyens qui ne se sent pas concernée par ce débat peut légitimement se demander pourquoi. Rappelons que quatre génocides sont internationalement reconnus : le génocide des Arméniens par l’Empire ottoman en 1915-1916, le génocide des Juifs par le régime nazi au cours de la Seconde guerre mondiale, le génocide des Tutsis par les Hutus au Rwanda en 1994 et le génocide de Bosniaques par les Serbes à Srebrenica en 2001.
Avant de rejoindre la Licra, j’ai milité dans nombre d’organisations de gauche et d’extrême gauche. J’ai pendant plus de dix ans participé à la direction nationale de la Ligue des droits de l’homme, que j’ai quittée ulcéré par le silence gardé sur les dérapages occasionnés par un soutien acritique à certaines forces extrémistes organisées censées représenter l’une des voix autorisées des quartiers défavorisés.
Choqués par l’élection par le Conseil exécutif de l’UNESCO le 11 novembre 2011 de la République Arabe Syrienne aux deux comités traitant des questions relatives aux droits de l’Homme – le Comité sur les Conventions et les Recommandations qui examine les communications relatives à des cas et des questions concernant l’exercice des droits de l’Homme dans les domaines de compétence de l’UNESCO, et le Comité sur les Organisations Internationales Non Gouvernementales, qui est chargé de superviser le travail de la société civile et des groupes de droits de l’Homme au sein de l’UNESCO ;
La lutte contre le racisme sur Internet est au cœur du combat mené chaque jour par la LICRA. Après la conférence INACH, alors que notre film Nouvelle Arme est diffusé sur les chaînes de télévision, nous vous proposons un décryptage du processus de désinformation virale visant à attiser la haine raciale la plus primaire.
Charlie Hebdo a été à nouveau victime du courroux des intégristes qui ont incendié ses locaux, piraté son site Internet et attaqué sa page Facebook. La LICRA a exprimé mercredi dans un communiqué son soutien inconditionnel au journal satirique et a rappelé que « par cet acte criminel, c’est notre liberté à tous que l’on tente d’assassiner ».
Depuis plusieurs mois, nous avons pu assister à des assassinats de noirs africains présentés comme des mercenaires. Ces atrocités épouvantables ne renvoient pourtant pas à la seule situation de guerre et ne sauraient, de ce fait, être considérées comme une parenthèse qui se refermera d’elle-même. Par le passé déjà, des massacres de noirs africains ont eu lieu en Libye. Il n’était alors pourtant pas question de mercenaires.
En deux décennies la société civile est passée de contre-pouvoir au statut de partenaire stratégique de l’entreprise. Quelles sont les actions et les politiques qui facilitent des relations plus équilibrées ? Comment rompre avec des relations difficiles voire conflictuelles ? Comment créer puis renforcer des liens de confiance avec la société civile ? Alain Jakubowicz s'est exprimé sur ces différentes thématiques à l'Institut Choiseul. Accéder à la vidéo
Le 3 mars, le ministre de l'éducation nationale M. Luc Chatel a jugé légitime la décision d'une directrice d'école de ne pas autoriser une mère à accompagner une sortie scolaire parce qu'elle refusait de retirer son voile. Faut-il y voir une discrimination faisant écho aux déclarations tapageuses tenues actuellement par certains sur l'immigration, l'intégration et les musulmans ? La réponse est non. La Licra considère que l'exclusion des mères voilées accompagnatrices de sorties scolaires n'a nullement trait à une telle volonté ; cette démarche relève d'un strict respect du principe de laïcité exigé depuis plus d'un siècle par la République.
Jacques Attali, président de PlaNet Finance, conseiller d’Etat honoraire et écrivain, sera présent lors de la première université d’été de la Licra. Au temps de la mondialisation et quelques mois avant l’élection présidentielle, revenant sur son engagement contre le racisme et l’antisémitisme, il analyse les enjeux de la lutte contre les idées d’extrême droite.
La « célébration de Durban I », une injure faite à la lutte contre le racisme Le 24 décembre dernier, la LICRA a pris note avec consternation de l’adoption par l’Assemblée Générale des Nations Unies d’une résolution organisant le 21 septembre prochain à New York la « célébration » des dix ans de Durban I, théâtre des pires dérives antisémites. Cette tristement célèbre Conférence de Durban I fut pourtant le point de départ d’une décennie qui a été marquée par une régression inacceptable de la lutte internationale contre le racisme mise en œuvre par les Nations Unies : utilisation du terme impropre d’ « Islamophobie », réintroduction du délit de blasphème par la criminalisation de la « diffamation des religions », remise en cause de l’universalité des droits de l’Homme au profit d’un pseudo relativisme culturel, hiérarchisation et instrumentalisation des victimes de racismes…. Autant de dérives inacceptables que la LICRA condamne fermement.
Elle a la gouaille et croit en son avenir, les sondahes sont pour elle. Marine Le Pen ne se satisfait pas de l'imprécation hargneuse, de l'allusion méprisante et de la plaisanterie blessante qui étaient la marque de fabrique de son père. Elle sait que ces saillies à moteur antisémite l'ont cantonné dans un rôle de trublion provocateur dont la capacité de nuisance ne recouvrait aucune perspective politique réelle. Marine Le Pen, elle, cherche le pouvoir. Elle ne s'en cache pas et c'est son droit. Pour l'obtenir, elle a, entre autres, besoin de respectabilité pour diversifier sa clientèle électorale et rendre possibles des alliances futures. L'entreprise est délicate car, pour effacer l'image sulfureuse qui s'attache à son nom aux yeux de la majorité des Français, elle ne doit pas pour autant décevoir le noyau dur des militants du Front national, ceux qui s'amusaient aux déclarations choquantes de Jean-Marie Le Pen, ceux qui ont soutenu Bruno Gollnisch justement parce que ses positions le rendaient infréquentable.
Dans les colonnes du quotidien Libération du 8 mars, le président de la LICRA Alain Jakubowicz tire les enseignements du procès Zemmour. "Par une décision rendue au nom du peuple français, la Justice a condamné Eric Zemmour, considérant qu’il avait « dépassé les limites autorisées de la liberté d'expression ». Il a été ainsi mis fin à près de 12 mois d’une polémique qui a trop souvent été réduite à une diatribe entre pro et anti-Zemmour. Les enseignements de ce procès, sur l’état de notre société, la place des associations, le sort réservé aux décisions de justice et l’évolution même du projet républicain, sont d’une autre importance."
On trouve dans le journal Le Monde daté du mardi 15 février une page centrale avec un titre énorme « Juif », le qualificatif le plus fréquent apposé sur l’internet français aux noms-symboles du pouvoir : Sarkozy, évidemment, mais aussi Borloo, Hollande, Copé, Mélanchon, voire Rachida Dati et Marie-George Buffet, mais encore un défilé de journalistes… Tous « juifs », liste insensée pour cette expression forcenée du ressentiment (mais n’ai-je pas moi-même découvert au détour d’une conversation, à l’occasion de l’organisation locale d’un testing, que pour une certaine couche de la population dijonnaise, François Rebsamen, c’était une évidence, « en était »).