S'inscrire à la newsletter

Sport

La licra considère le sport comme un outil efficace dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Le sport, vecteur de mixité sociale et d’égalité des chances, est aussi un facteur d’émancipation. Le sport ne doit pas se transformer en vecteur d’exclusion, mais doit rester un véritable facteur de fête, d’intégration et de conciliation.

 
C’est pourquoi dès 1998, le Comité Directeur de la licra a validé, puis lancé le projet sport. La création de la Commission Sport sera officialisée en 2001.
 
Forte de ses partenariats avec les grandes instances dirigeantes du football et du sport en général, ainsi que du travail actif de plus de trente de ses sections, la Commission Sport de la licra informe et forme régulièrement le public et les différents acteurs du sport, de l’éducation et de la sécurité .Elle est régulièrement sollicitée pour participer à des groupes de travail et de réflexion. Elle apporte son expertise sur divers sujets : promotion de la diversité et de la citoyenneté dans le sport, ou bien de la défense d’un sport populaire.
Depuis 1998, la licra dénonce les dérives dans le sport quant aux phénomènes de rejet : activisme politique dans les tribunes de football professionnel, racisme et antisémitisme exacerbés sur les terrains de sport amateur, tentative d’enrôlement dans les quartiers par des intégristes, manque de diversité et de femmes dans les pôles décisionnels.
 
Depuis 2001, la licra est un membre actif de Football Against Racism in Europe (FARE), dont elle a intégré le conseil d’administration en 2007, FARE est un réseau d’associations européennes dont l’objet commun est de lutter contre le racisme à travers le football.
Créé à l’initiative de groupes de supporters de différentes régions d’Europe en 1999, FARE compte aujourd’hui des partenaires actifs dans plus de 37 pays et coopère à tous les niveaux du football avec les supporters et les joueurs, les organisations de migrants et de minorités ethniques ainsi qu’avec les instances dirigeantes, y compris l’UEFA et la FIFA.
Par ailleurs la licra est consultante pour le Conseil de l’Europe, notamment la Commission Européenne Contre le Racisme et l'Intolérance (Ecri).
 
La licra s’attache de par des études, des enquêtes, des colloques à dénoncer les dérives du sport en matière de racisme. Elle veille quotidiennement afin de recenser la nature et le nombre d’actes racistes dans le sport.
 
Elle mobilise les pouvoirs publics et les instances sportives.
Elle travaille avec le Ministère de l’Intérieur, la Chancellerie, le Ministère du Sport avec qui elle a une convention, ainsi que les collectivités territoriales.
Elle a des conventions avec les acteurs majeurs du football professionnel : la Ligue de Football Professionnel, l’Union des Clubs Professionnels de Football et une dizaine de clubs professionnels.
Elle entretient des relations régulières avec les syndicats de joueurs, d’entraîneurs et d’arbitres et la Fédération Française de Football.
 
La licra défend les victimes de racisme sur le plan pénal et sportif. Elle a participé activement à l’évolution de l’arsenal législatif et du barème sportif en la matière. Elle conseille les instances sportives.
 
Mais l’action majeure de l’association consiste en la sensibilisation des acteurs du sport et de la sécurité, ainsi que les jeunes en milieu scolaire, sportif, pénitentiaire et socioculturel.
 
Enfin, elle tient à la valorisation et, notamment, décerne tous les mois un licra d’Or, initiative exemplaire, sur le plan local, national ou international.
 

Aujourd’hui, la licra propose à d’autres disciplines sportives les actions expérimentées et réussies dans le football. Elle compte également participer à la mise en œuvre des propositions faites dans le cadre du dossier de candidature pour l’Euro 2016.

C’est la deuxième fois que la Lituanie organise le Championnat Européen de basket, déjà, en 1939, elle fut la capitale européenne du basket… mais aussi de la haine.