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La Fédération de Paris de la LICRA vous invite le 14 décembre à la projection du film LA LOI DE MON PAYS

publié le 02/12/2011

 

 

Retraçant l’histoire de l’abolition de décret Crémieux par les lois de Vichy en 1940 en Algérie.
 
En présence de l’équipe du film, des comédiens et des référents historiques pour débattre ensuite.

 

 
Projection gratuite organisée par la LICRA Paris.

 

 

Le 14 décembre 2011 à 19h30.
 
A la Maison du barreau – 2 rue Harlay – 75001 Paris.
Metro Pont neuf.
 
Projection gratuite.
 
Réservation : asalzer@licra.org
Plus d’infos sur : www.licraparis.org
 

Synopsis 
 

 

ORAN. 1940.

 

Là-bas, en métropole, la guerre. Ici, en Algérie, la vie continue presque comme avant… Entre les deux, il y a la mer. Qui protège et qui fait rêver.
 
Kateb Boughafour a 19 ans. Il est arabe et travaille au port à la réfection des chalutiers. Depuis que son père est mort, c’est lui qui rapporte de quoi vivre à sa mère, sa sœur et son petit frère. Chez les Boughafour, on est pauvres. Quand Kateb se laisse aller à rêver, c’est pas pour lui, c’est pour son petit frère, Mohamed, qui fait des études : il est au lycée, en 6ème. S’il continue à bien travailler, il ira loin. Quand il en aura les moyens, Kateb s’achètera un petit bateau pour la pêche.
 
Benjamin Seban a 21 ans. Etudiant à l’Université en deuxième année de médecine. S’il devient docteur, comme le docteur Amsellem, son oncle de Paris, il réalisera le rêve le plus cher de sa mère, Estelle. Et accessoirement celui de son père, Maurice fonctionnaire à La Direction des Ponts et Chaussées. Benjamin est juif. Amoureux en secret de Catherine, étudiante comme lui. Le problème, c’est que Catherine est catholique… Si ça tourne au vinaigre, Mémé Séma jouera du piano pour faire taire tout le monde !
 
Antoine a quitté l’école à 14 ans. Aujourd’hui il a 19 ans et va fréquenter le cabinet d’un expert-comptable qui va le former sur le tas. Plus tard, il prendra la succession de son père, qui tient un café « Au rendez-vous Oranais ». Enfin, c’est ce que croient son père Lucien et sa mère Carmen, pétainiste convaincue. Antoine est catholique. D’origine espagnole. Un caractère bien trempé. Et surtout un sacré dragueur.
Lui, ce qu’il voudrait, c’est partir en Amérique !
 
Trois religions, trois vies, trois destins.
 
Ces trois-là n’auraient jamais dû se rencontrer.
 
Oui, vraiment ces trois-là n’auraient jamais dû se rencontrer.
D’autant qu’ils habitent trois quartiers différents qui sont comme trois pays aux frontières infranchissables. Il y a le bas quartier, aux alentours du port, peuplé en majorité d’espagnols, c’est là qu’habite Antoine. Il y a le quartier arabe, appelé dieu sait pourquoi, « village nègre », qui se tient à la lisière de la ville, c’est là qu’habite Kateb. Et puis, il y a le quartier juif, proche du centre, tournant autour de deux rues principales, la rue de la Révolution et la rue d’Austerlitz. C’est là qu’habite Benjamin.
 
Seulement voilà, ils partagent la même passion : le football !
 
Alors ils font fi des regards de travers qui s’étonnent de leur exceptionnelle amitié.
 
Trois jeunes garçons insouciants jusqu’aux premiers temps de la guerre, jusqu’au jour où Vichy abroge le décret Crémieux. Et voilà que Benjamin perd ce que n’a jamais réussi à obtenir Kateb : la nationalité française ! Et voilà qu’Antoine s’en fiche, pour lui être français n’a jamais posé de problème ! et voilà que Kateb rappelle à Benjamin qu’il a bien tort de se sentir blessé, à quoi bon être français ? Et voilà qu’une question apparemment abstraite prend dans l’histoire de ces trois-là une résonance terriblement concrète. Aura-t-elle raison de leur amitié ?