« Depuis la disparition de la commission pour la promotion de l'égalité des chances et la citoyenneté (Copec), nous n'avons plus de lieu d'échanges avec les forces de sécurité. « Il faut resserrer les liens et réduire les suspicions qui peuvent exister de part et d'autre. Quand on parle de racisme et d'antisémitisme, la peur est souvent là. Bien souvent, les victimes n'osent pas porter plainte. Il faut briser les tabous », explique Martine Strohl, présidente de la Licra en Indre-et-Loire.
" Les gens n'osent pas porter plainte "
La convention qui a été signée en septembre 2010 prévoit plusieurs formes d'actions. A travers le dépliant actuellement diffusé dans les commissariats et les gendarmeries, il s'agit tout d'abord de guider des victimes d'injures racistes ou antisémites dans leurs démarches de plaignants. Parallèlement, une plate-forme téléphonique d'assistance juridique a été ouverte au niveau national. On peut la contacter au 01.45.08.08.08. L'accord de partenariat prévoit aussi un échange d'informations et des actions de sensibilisation auprès des forces de l'ordre. Des bénévoles de la Licra seront ainsi appelés à intervenir lors de la formation des agents de police, des gendarmes ou des adjoints de sécurité. « Cette sensibilisation est importante parce que l'on n'est pas vraiment en terrain de connaissances. Il est aussi important pour nous de connaître les contraintes des forces de l'ordre », note Martine Strohl. A un moment où la politique du gouvernement vis-à-vis des étrangers fait souvent débat, la démarche de la Licra prend un relief tout particulier.
Plus d'infos sur www.licra.org.Plateforme d'assistance juridique au 01.45.08.08.08 (prix d'un appel local), du lundi au vendredi, de 9 h à 17 h. juridique@licra.org
Source : La Nouvelle République - 03-02-12