Front commun des associations pour la mémoire du génocide des Tutsi au Rwanda

Devant un public composé à la fois de militants, de citoyens, des proches des victimes et de rescapés du génocide, les représentants des associations se sont exprimées pour rendre hommage aux victimes et rappeler l’impérieuse nécessité de leur rendre justice.

Les intervenants ont insisté sur 3 chantiers prioritaires sur lesquels bâtir le travail de mémoire :

  • Lutter pour que les coupables soient poursuivis et condamnés
  • Édifier un lieu de mémoire à Paris
  • Intégrer dans les programmes scolaires un enseignement sur ce génocide

Ces efforts doivent permettre de lutter contre le négationnisme qui parachève le crime et favorise sa répétition.

Il a aussi été question du danger de la concurrence des mémoires. Le président de la Licra, Alain Jakubowicz, a évoqué la « nécessité pour les minorités de s’unir pour lutter ensemble pour la reconnaissance des crimes perpétrés ».

Les associations ont affirmé leur solidarité et leurs combats communs pour faire pleinement reconnaître la tragédie du génocide des Tutsi au Rwanda. Ces crimes, comme cela a été rappelé par plusieurs intervenants, ne sont pas sans rappeler la tragédie des enfants d’Izieu, dont la rafle a eu lieu le 6 avril 1944, soit 50 ans jour pour jour avant le début du génocide rwandais. A ce sujet, Alain Jakubowicz a rappelé que « les enfants tutsis victimes du génocide au Rwanda sont les frères des enfants d’Izieu ».

> Voir le site de l’association Ibuka