Henry de Lesquen devant ses juges

henry_2-delesquen-licraHenry de Lesquen comparaissait cette semaine devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris. Et il n’est pas venu pour rien. Au menu roboratif de cette audience : injures publiques, contestation de crimes contre l’humanité et provocation à la haine raciale.  La LICRA, partie civile, était représentée à l’audience par Me Galina Elbaz.

Ancien président du Club de l’Horloge et de la très humaniste « Radio Courtoisie », Henry de Lesquen est un twittos compulsif. Pas une journée sans qu’il ne gratifie la toile de ses pensées le plus rances, à telles enseignes que Twitter a été contraint de fermer l’accès de son compte depuis la France en mai 2016, après plusieurs signalements effectués par la LICRA.

Le moment était donc venu, cette semaine, de rendre des comptes – pas Twitter ceux-là – devant la justice. Parmi les propos incriminés, un tweet d’avril 2016 qui avait suscité une vague d’indignation : « Je suis émerveillé de la longévité des rescapés de la Shoah morts à plus de 90 ans. Ont-ils vécu les horreurs qu’ils ont racontées ? (…) La plantureuse S. Veil rescapée de la Shoah a 88 ans. A ma connaissance, elle va bien ». Ou encore un autre de décembre 2015 où il écrivait : « Centrée sur le rythme, la musique nègre s’adresse au cerveau reptilien »

Transformant l’audience correctionnelle en tribune politique, il ne semble guère avoir convaincu le ministère public qui a requis contre lui 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 15 000 euros d’amende.

VERDICT LE 25 JANVIER 2017