Imam de Toulouse : la LICRA partie civile

0
© Photo DDM, Ludovic Lai-Yu

Depuis le 29 juin 2018, une enquête préliminaire est ouverte contre Mohamed Tataï, imam de Toulouse à la suite des propos sur les Juifs qu’il aurait tenus lors d’un prêche à la Grande Mosquée situé dans le quartier d’Empalot de Toulouse et diffusés depuis janvier sur sa chaîne Youtube.

D’après le site Memri – un observatoire des médias du Moyen-Orient –  le prêche, prononcé en arabe comme toujours par cet imam, évoquerait notamment :

« les juifs qui se cacheront derrière les pierres et les arbres, et les pierres et les arbres diront : Ô musulman, ô serviteur d’Allah, il y a un juif qui se cache derrière moi, viens le tuer ».

Le procureur de Toulouse a annoncé avoir confié une enquête au service régional de police judiciaire pour des « faits susceptibles de constituer une incitation à la haine ». Le SRPJ sera « chargé de vérifier le contenu, les modalités de cette diffusion et de faire traduire ces propos par un traducteur assermenté.

La LICRA a décidé de se constituer partie civile et la commission juridique est saisie de ce dossier. L’UEJF avait également annoncé s’engager dans la bataille judiciaire dès la publication de l’article de MEMRI.

Comme l’a révélé Marianne, l’imam de Toulouse avait déjà prêché le 10 avril 2015 en citant Youssef Al-Qaradawi, le penseur des Frères musulmans, violemment homophobe, « qu’il n’y a pas de dialogue entre nous et les Juifs, hormis par le sabre et le fusil », et préconise en outre de battre les femmes qui montreraient « des signes de fierté ou d’insubordination ».

Dans le contexte particulier de la ville de Toulouse, qui a subi les crimes de Mohamed Merah, la lutte contre l’islam radical, dont chacun sait qu’il charrie avec lui un antisémitisme intégral, la LICRA attend de la justice une réaction sans faille et que de tels propos, à les supposer établis et confirmés par la justice, ne demeurent pas sans une réponse ferme et du gouvernement qu’il prenne les mesures qui s’imposent à chaque fois qu’un lieu de culte pourrait servir à propager et à libérer des discours de haine.