Journées des Justes à Dieulefit : 1ère partie

En introduction aux Journées des Justes, la maire de Dieulefit Christine Priotto a rappelé le destin unique du village, où plus de 1 500 personnes (juifs, résistants, réfugiés, etc.) ont été cachés pendant la guerre, protégés de la barbarie nazie. Marguerite Soubeyran et Catherine Kraft ont été à l’initiative de ce « miracle du silence ». Leurs petites-filles, Anne Lachens et Muriel Taylor-Soubeyran, témoignent de la personnalité exceptionnelle de ces deux femmes, et définissent le Juste comme celui qui « entre dans la dignité humaine, prend des risques et descend dans l’arène ».

Voir l’interview de Christine Priotto, maire de Dieulefit

Le Président du comité français pour Yad Vashem, Jean-Raphaël Hirsch, a rappelé dans son intervention que le titre de Juste est attribué selon des critères bien précis par Yad Vashem. En France, il y a ainsi 3 500 Justes, soit 14 % du total mondial des Justes. Jean-Raphaël Hirsch a également souligné qu’au-delà de ces chiffres, il faut rendre hommage aux « infra-Justes », ceux qui ne sont pas manifestés, qui sont restés anonymes, et qui ont pourtant rendu possible l’action collective et individuelle. 

Pour Alain Jakubowicz, Président de la Licra, les Journées des Justes sont un moyen d’honorer la résistance individuelle et anonyme, au-delà des commémorations officielles. Pour le Président de la Licra, Dieulefit représente les vraies valeurs de la France.

Table ronde n°1 : perspective historique

Patrick Cabanel, Valérie Perthuis-Porteret et Bernard Delpal se sont penchés sur l’analyse historique du concept de Juste. Patrick Cabanel rappelle que les premiers à sauver des juifs de la barbarie nazie ont été les juifs eux-mêmes. Il souligne aussi le rôle qu’ont joué les instituteurs laïques dans le sauvetage d’enfants juifs pendant la guerre.

Bernard Delpal, de son côté, fait le lien entre religion et action juste, en  précisant que dans la culture protestante, « quand un enfant vous est confié, c’est un devoir sacré, et ce devoir s’applique à tout le voisinage ».

Voir l’interview de Patrick Cabanel, historien

 

> Journées des Justes : voir la 2ème partie