La LICRA Agen vise Catherine Lesné pour ses propos sur les chambres à gaz

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Catherine Lesné - SUIRE THIERRY ©

Pour avoir, comme Jean-Marie Le Pen, comparé les chambres à gaz de la Seconde guerre mondiale à un «détail de l’Histoire», l’élue d’extrême-droite peut être poursuivie en justice.

Il faut attendre lundi pour en avoir la confirmation mais le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) doit apparaître dans la liste des plaignants. S’y trouvent déjà des élus agenais appartenant au Parti socialiste, et la Licra, Ligue Contre le Racisme et l’Antisémitisme. Une semaine après la publication de propos reprenant presque mot pour mot ce que disait Le Pen des chambres à gaz détail de l’Histoire de la Seconde guerre mondiale, la conseillère municipale Catherine Lesné, rayée des listes du Rassemblement national (ex-FN), se retrouve au cœur d’une procédure judiciaire. Elle encourt un an de prison et 45 000 € d’amendes selon les textes de loi. Le Pen a été condamné à 30 000 € d’amendes pour ce qu’il a dit en 2015.

Réunis hier à l’adresse du Parti socialiste de Lot-et-Garonne, des élus agenais et des militants ont précisé qu’ils ne portaient pas plainte mais qu’ils avaient saisi dans la matinée d’hier «les services du procureur de la République» pour qu’une enquête soit diligentée à la suite des propos tenus par l’élue d’extrême-droite sur Facebook. «La loi a changé. Elle ne peut être poursuivie au pénal que par des associations qui défendent les intérêts moraux des anciens combattants et des déportés», précisait hier Me Bruneau, chargé de jouer les émissaires au palais de justice.»

« J’ai été blessée »

Une semaine après, le ton est toujours aussi vif chez Cathy Pitous. «Elle tient aussi des propos xénophobes. Quand j’ai lu ça, j’ai été blessée.» Le numéro 1 de la section PS d’Agen, Pierre Dupond, voit chez les membres du Rassemblement national «comme une fâcheuse manie de penser qu’ils peuvent s’affranchir de la justice. En saisissant le procureur de la République, notre motivation principale est de rappeler la loi.»

Pour Yon Garay, «il faut leur couper les jambes à chaque fois, c’est intolérable.» La prochaine séance du conseil municipal, le 19 novembre, s’annonce tendue.

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