Les quatre associations antiracistes reçues par François Hollande à l’Elysée

Cette rencontre, une première dans l’histoire du mouvement antiraciste, n’est pas anodine : dans un contexte actuel de banalisation de la parole raciste et antisémite (affaires Christiane Taubira et Dieudonné M’bala M’bala) incite à créer un réel front antiraciste républicain.

Lors de la rencontre, le président de la Licra, Alain Jakubowicz, a insisté auprès du président de la République sur l’importance du rôle des associations universalistes dans la société française, à l’heure où émergent de nombreuses associations communautaires qui défendent des intérêts particuliers.

Cette réunion de travail a également été l’occasion de souligner que le mouvement antiraciste a besoin d’être soutenu : matériellement pour pouvoir réaliser des missions de grande ampleur, et dans le discours public en étant appuyé par une volonté politique affirmée et incarnée au plus haut sommet de l’Etat. 


Les présidents des associations antiracistes ont de plus insisté sur le caractère protéiforme du racisme et sur la nécessité de combattre l’argument du « deux poids, deux mesures » qui rencontre un écho grandissant dans les milieux sensibles aux extrémistes politiques ou religieux.

L’entretien s’est déroulé dans une atmosphère de grande écoute de la part du président de la République, conscient de la nécessité de créer un front de défense des valeurs républicaines mené par les associations antiracistes universalistes.
Crédits photos : Présidence de la République/C.ALIX