Romain Teufert, la LICRA en force

portrait romain teufert licra drome-« Faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux », c’est ainsi que Romain Teufert définit son action au sein de la section Licra Drôme dont il est le trésorier. A 32 ans, il jongle entre son activité professionnelle de conseiller immobilier et ses activités militantes à la section Drôme ou au conseil fédéral de la Licra où il a été élu l’année dernière.

Bourreau de travail ? Romain est surtout quelqu’un de passionné, qui s’investit dans tout ce qu’il entreprend. S’il avoue souhaiter en faire plus à la Licra au bureau exécutif ou pour sa section, il concède qu’il est encore jeune, il a le temps ! Son arrivée à la Licra dans les années 2009-2010 est liée à deux paramètres d’importance : sa relation d’amitié avec l’actuel président de la section, Pierre Pienek qu’il connait depuis plus de quinze ans et une anecdote familiale. « Mon arrière-grand-père a protégé un enfant juif, si aujourd’hui nous n’avons pas retrouvé de traces de son passage, mon grand-père se souvient de lui et qu’on lui donnait un autre nom », raconte-t-il. Devoir de mémoire, transmission, laisser une trace pour les générations futures sont autant de sujets qui définissent le travail de la section mais également l’approche de Romain.

Affable, jamais avare d’un sourire, le jeune homme se perçoit comme un « agitateur » sans concessions : « je ne prends pas de gants, quand ça ne me plait pas je le dis, je ne trouve pas refuge dans l’hypocrisie ». Il ajoute : « J’aime quand il y a des désaccords, cela génère discussions, remise en question et je trouve que cela fait avancer les débats ».

Romain profite de l’instant présent, des rencontres, des débats qu’il mène furieusement sur les réseaux sociaux…et de ses sports alternatifs. « Je fais du skate depuis 17 ans, du snow-board et depuis noël du BMX flat », confie-t-il. Recherche de sensations fortes, Romain n’est pas effrayé par les nombreux challenges qui s’offrent à lui.

Comment voit-il la Licra de demain ? « Il va falloir qu’elle évolue. Nous avons besoin d’une communication plus dynamique et plus jeune. A notre époque tout passe par les réseaux sociaux et numériques. Il faut essayer de rajeunir l’image de la Licra car il est souvent difficile de mobiliser les jeunes générations, de leur donner envie de venir […] Attirer la jeunesse c’est assurer la pérennité de notre association ».