Universités d’automne 2019 – Save the date !

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Nos universités d’automne se tiendront du 11 au 13 octobre prochain au Pasino du Havre.  Du vendredi soir au dimanche matin, débats, ateliers et spectacle ponctueront ce moment central dans la vie de la LICRA et dans l’affermissement de nos valeurs. Elles auront pour thème « Au secours, la race revient ! ».

On avait cru que l’idéologie raciste avait sombré dans les décombres de la Seconde guerre mondiale et de la fin du colonialisme. Cette réalité a été démentie et depuis de nombreuses années et on assiste aujourd’hui à un retour inédit de la « race » dans le débat public et même dans le langage courant : « Ta race ! », ou « J’ai flippé ma race », « Si t’as pas de race, t’as pas de face » sont autant d’expressions qui ont la cote auprès de la jeunesse et sur les réseaux sociaux où le mot fait presque office ce ponctuation.

L’extrême-droite, dès la fin des années 70 s’est attelée à une réhabilitation de la « race », à l’université notamment, via les prétendus travaux sur les indos-européens du GRECE applaudis par le FN et la Nouvelle Droite. Ce discours a posé les jalons d’un discours identitaire actuellement en plein essor autour de thèmes tels que le l’opposition à l’immigration extra-européenne, l’ethno-différentialisme ou encore l’idée de faire de l’Europe une forteresse ethnique, marquée un suprémacisme blanc et chrétien.

Une partie de l’extrême-gauche a quant à elle, par un prétendu décolonialisme, réhabilité un langage et des pratiques néo-coloniales, imposant dans le débat public le mot « racisé » comme une catégorie acceptable pour assigner des appartenances et techniciser les rapports sociaux. On a vu fleurir dans nos universités des débats « racisés ». On a vu surgir des festivals « racisés ». On a vu l’organisation de « camps décoloniaux » eux-aussi réservés aux « racisés ».

L’islam fondamentaliste enfin n’est pas en reste et charrie avec lui un racisme antisémite assumé et une idéologie identitaire. Il vise aussi à imposer une lecture hyper-religieuse du monde par une double recherche de stigmatisation. D’une part, il s’agit d’organiser, pour les islamistes, la confrontation entre musulmans et non-musulmans et de créer un sentiment d’hostilité générale à l’égard des musulmans via le terrorisme et l’espérance que les amalgames conduiront à l’affrontement. Pour résumer, le racisme contre les musulmans est le meilleur allié des islamistes. D’autre part, il s’agit pour les fondamentalistes de jeter un anathème raciste sur les musulmans ou supposés tels qui s’opposeraient à leurs desseins en les désignant à la vindicte comme des « Collabeur », « bougnoule » ou « arabe de service ». Les processus de radicalisation montrent enfin comment l’islamisme, telle une dérive sectaire, organise autour de lui le séparatisme, le racisme contre les « Blancs » et les « Juifs ».

Dans ce contexte, quelles réponses les universalistes peuvent-ils apporter à cette offensive conjointe du retour de la « race » ? C’est le sens qui sera donné à nos prochaines universités d’automne.

Le programme détaillé sera communiqué dans les prochaines semaines ainsi que les modalités d’inscription.

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