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[REPORTÉE] 51ème Convention de la Licra : « Et si on aimait la France ! »

En raison des conditions créées par l’épidémie de Coronavirus, la 51e Convention nationale de la Licra est reportée.

Notre pays a besoin d’optimisme et doit lutter contre ses mauvais démons, au premier rang desquels figure la détestation de soi.

C’est devenu un sport national que de vouer la France aux gémonies et d’alimenter une entreprise d’autodestruction particulièrement dangereuse. À cet exercice, les extrémismes, d’où qu’ils viennent, excellent et mènent une offensive commune identitaire et participent au délitement de la cohésion nationale.

L’extrême-droite, en dépit de certaines apparences dont elle voudrait s’affubler, défend une vision nationaliste, étriquée et raciste de la France, rejetant l’universalisme des Lumières en même temps qu’elle alimente la xénophobie et le populisme. Une partie de l’extrême-gauche alimente l’idée que nous serions dans un Etat raciste, que le colonialisme est partout à l’oeuvre et que la République est la source d’un pouvoir « blanc » patriarcal dominant certaines catégories de la population. L’islamisme enfin travaille à saper les fondements de l’indivisibilité de la Nation, à développer un contre-récit communautariste face à celui de l’universalisme et promeut le séparatisme. Tous convergent enfin dans la même direction pour affaiblir la laïcité et pour expliquer que les lois antiracistes seraient des atteintes à la liberté d’expression, qu’il existerait dans notre pays une « police de la pensée » qui empêcherait de dire certaines choses mais qui dans le même temps dénie le droit au blasphème.

Nous, militants universalistes, avons le devoir de combattre ces idéologies en revenant à la réalité de notre pays, des fondements de ce que nous sommes, des défis que nous devons relever. Nous défendons une certaine idée de la France, fondée sur la devise de la République. Nous sommes un pays de liberté où il est possible de tout dire, de tout critiquer, de pratiquer ou non une religion, de manifester. Nous sommes un pays d’égalité où il n’existe pas de victimes désignées et où notre horizon commun est de garantir à chacun le même traitement, la même considération et les mêmes droits. Nous sommes un pays de fraternité où la nécessité de créer du « commun » est une exigence constante et vitale contre le différentialisme et l’éclatement de la société. Nous sommes un pays qui a une histoire longue et une mémoire vive que nous avons l’exigence de transmettre et d’expliquer.

« La France » n’est ni un gros mot ni une cible. C’est au contraire une force pour lutter contre le développement du racisme et de l’antisémitisme, pour combattre les discriminations réelles, pour résister à la fièvre identitaire qui, dans la rue comme sur les réseaux sociaux, s’est emparée d’une partie de notre jeunesse. C’est assurément le sens que nous voulons donner à notre 51ème convention nationale : « Et si on aimait la France ! ».

Mario Stasi,
Président de la Licra

Pré-Programme

Rencontres, ateliers, débats, table-rondes, assemblée générale rythmeront ce moment central dans la vie de la Licra et du combat contre le racisme et l’antisémitisme. 

Nous serons accueillis en partie au Camp des Milles pour nos travaux et une visite de ce lieu de mémoire sera proposée aux militants. 

Vendredi

  • 16h00 – 18h00 : Visites guidées de la Ville d’Aix – Parcours culturel et patrimonial (2 guides de l’Office du Tourisme)
  • 18h30 : Réception à l’Hôtel de Ville par le Maire d’Aix-en-Provence
  • Conférence-débat : « Les derniers lanceurs d’alerte ». Rencontre avec Sophie Nahum, auteur des Deniers et François Rachline, auteur de Éprouver Auschwitz.
  • Réflexions autour du génocide arménien, de sa reconnaissance et de sa commémoration. Dans le cadre des cérémonies nationales du 24 avril.
  • 20h00 : Cocktail offert par la Mairie d’Aix

Samedi au Camp des Milles

  • 8h45 : Passage au PC de sécurité
  • 9h00 : Accueil café et visites du Mémorial (groupes de 30 personnes) – (1h)
  • 10h05 : Visionnage du film volet Reflexif – Auditorium (22mn)
  • 10h35 : Ouverture de la Convention : Prise de parole Alain Chouraqui, Mario Stasi, Magdalena Schraeder
  • 11h00 – 13h00 : Les Ateliers de la Convention (6 ateliers proposés) :
    • « Et si on aimait la laïcité ! Les enjeux du combat laïque aujourd’hui ». Avec Pierre Juston (doctorant à l’université de Toulouse) et Denis Maillard (Auteur de Quand la religion s’invite dans l’entreprise). Animé par Bernard Ravet et Jacqueline Costa-Lascoux
    • « Et si on aimait la justice ! » Comment lutter contre les discours de haine. Avec Laëtitia Avia, Anne-Sophie Sebban. Animé par Gilbert Flam et Galina Elbaz.
    • Mémoire et prévention : Le cas des génocides. Avec Sophie Nahum. Animé par François Rachline.
    • « Et si on aimait la raison ! ». Comment lutter contre les théories du complot. Avec Rudy Reichstadt (Conspiracy Watch) et Serge Barbet (CLEMI)
    • « Et si on aimait la culture ! La liberté de création en danger. Avec olivier Py. Animé par Abraham Bengio.
    • « Et si on aimait l’école de la République ! Comment fabriquer des Républicains aujourd’hui
  • 13h00 – 14h30 : Cocktail déjeunatoire
  • 14h30 -16h30 : Table-ronde sur le thème « Et si on aimait la liberté ! ». Animée par Alexis Lacroix. Avec Guillaume Lacroix (Haut fonctionnaire, PRG), Jacqueline Costa-Lascoux (Licra), Jérémie Peltier (Fondation Jean Jaurès), David Djaiz (Auteur de Slow democratie), François Laborde (Journaliste, ancien membre du CSA).
  • 16h45 – 17h45 : Les Derniers. Rencontre avec Sophie Nahum. 
  • 18h00 : Départ des navettes du Camp des Milles vers le centre-ville
  • 20h30 : Dîner Républicain 

Dimanche

  • 9h30 – 12h30 : Assemblée Générale Extraordinaire
    • Rapport moral
    • Rapport d’activités
    • Rapport financier
    • Compte rendu des travaux des Commissions
  • 13h00 : Clôture de la Convention
  • 13h00 – 14h30 : Cocktail dans la cour du musée (en cas d’intempéries salle des mariages de la mairie)
  • 14h30 – 16h00 : Visites du musée Granet

Inscription

Hôtels partenaires

8 Commentaires

  1. Le nazisme indigéniste (Le summum du racisme, de l’antisémitisme, de l’extrême droite et du fascisme ) a définitivement triomphé dans la France du vingt et unième siècle : RIP FRANCE. Je suis désormais apatride.

  2. Bravo pour le choix de ce thème qui permet de replacer les valeurs de la République et de la Laïcité au cœur du débat démocratique du pays et du projet associatif de notre Ligue. Souhaitons y trouver ensemble un espace pour évoquer la sémantique Élyséenne de »communautarisme/ séparatisme islamique » Notre République est en effet Une et Indivisible

  3. Une confusion : qualifier indigénisme et mouvance décoloniale d’extrême gauche.
    Caractéristiques de l’extrême droite et du fascisme : racisme, essentialisme et division du monde en « races » opposées les unes aux autres, soumission de l’individu à sa communauté et à son ethnie, rejet de la mixité et du métissage, rejet de la culture et de l’art, apologie de la violence et culte du martyre, rhétorique autovictimaire désignant l’ennemi comme privilégié, complotisme et réécriture de l’Histoire etc…
    En résumé les indigénistes possèdent toutes les caractéristiques du suprémacisme et de l’ultra extrême droite. On ne peut pas combattre efficacement l’extrême droite indigéniste sans la nommer par son nom. Le fait que l’extrême gauche (mais pas uniquement elle !) soit souvent liée aux indigénistes confirme seulement que les extrêmes se rejoignent ainsi que l’extrême droitisation d’une large partie du monde politique français.

  4. Voici 50 ans, j’étais commercial en transport à Marseille. Les « TM.M. », Tuileries de Marseille et de la Méditerranée » étaient régulièrement démarchées aux Milles. Il n’y avait pas de Musée-Mémorial. Les « Tuileries » étaient en plein travail. A chacune de mes visites à ce « prospect », j’étais, sachant ce qu’il y avait eu-là, envahi par la frousse, l’émotion. Un jour ,Lucien ATTIA, salarié des « Tuileries »,outrepassant ses droits, par amitié m’a fait « visiter ». C’était en 1975.Merci Lucien! Des années plus tard, « les Tuileries » ont abandonné le site. Le Mémorial a été créé. Merci. Mais en 2020, tenir-là les Six Ateliers routiniers de Licra est-ce indiqué ? Ne doit-on préserver l’endroit pour la commémoration, le silence respectueux ?

  5. J’aime la France de Villon, des philosophes des Lumières, de Victor Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Maupassant, Isidore Ducasse, Debussy, Ravel, André Breton, Paul Eluard et Serge Gainsbourg. J’aime la France des pro-Dreyfus et des résistants de la première heure..
    Mais la France de Drumont, de Vichy, Faurisson, Houria Bouteldja, Alain Soral, Dieudonné et Rockaya Diallo, la France des indigènes de la République où sont commis dans l’indifférence quasi générale le viol collectif d’Evry et le meurtre de Sarah Halimi me fait froid dans le dos . Dire que les thèses racistes et obscurantistes de l’extrême droite indigéniste sont banalisées dans l’espace public (médias, partis politiques, certains milieux universitaires etc..) serait un doux euphémisme… Cette France-là me fait horreur.

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