<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Analyse - Licra - Antiraciste depuis 1927</title>
	<atom:link href="https://www.licra.org/actualites/analyse/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.licra.org/actualites/analyse</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 09 Mar 2022 15:02:37 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.licra.org/wp-content/uploads/2018/11/cropped-licra-thumb-32x32.png</url>
	<title>Analyse - Licra - Antiraciste depuis 1927</title>
	<link>https://www.licra.org/actualites/analyse</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">126477894</site>	<item>
		<title> «&#160;Un projet présidentiel ne peut se borner au repli hexagonal&#160;». Tribune de Mario Stasi, président de la Licra</title>
		<link>https://www.licra.org/un-projet-presidentiel-ne-peut-se-borner-au-repli-hexagonal-tribune-de-mario-stasi-president-de-la-licra</link>
					<comments>https://www.licra.org/un-projet-presidentiel-ne-peut-se-borner-au-repli-hexagonal-tribune-de-mario-stasi-president-de-la-licra#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Licra]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Mar 2022 15:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.licra.org/?p=34574</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rappelant que le concept de «&#160;grand remplacement&#160;» relève de la «&#160;xénophobie raciste&#160;», le président de la Licra souligne que briguer la présidence implique le refus de la moindre concession à «&#160;toute forme de pensée discriminante&#160;». Tribune parue dans Le Monde le 07/03/2022. Tribune. L’ambition de tout candidat à l’Elysée devrait être de rassembler plutôt que [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/un-projet-presidentiel-ne-peut-se-borner-au-repli-hexagonal-tribune-de-mario-stasi-president-de-la-licra"> «&nbsp;Un projet présidentiel ne peut se borner au repli hexagonal&nbsp;». Tribune de Mario Stasi, président de la Licra</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="first">Rappelant que le concept de  «&nbsp;grand remplacement&nbsp;» relève de la  «&nbsp;xénophobie raciste&nbsp;», le président de la Licra souligne que briguer la présidence implique le refus de la moindre concession à  «&nbsp;toute forme de pensée discriminante&nbsp;». Tribune parue dans Le Monde le 07/03/2022.</p>



<p>Tribune. L’ambition de tout candidat à l’Elysée devrait être de rassembler plutôt que de diviser. Or, dans la campagne présidentielle actuelle, comment ne pas s’inquiéter de l’usage de certains concepts idéologiques à des fins principalement électoralistes&nbsp;? Pèse à ce titre, d’un poids menaçant, la matrice intellectuelle d’extrême droite, qui ressasse la théorie [raciste et complotiste] du  «&nbsp;grand remplacement&nbsp;»&nbsp;: celle-ci invite à voir en toute personne d’ascendance extra-européenne un suppôt de l’invasion, de la corrosion et de la destruction d’une civilisation européenne, définie comme blanche et chrétienne.</p>



<p>Les adeptes de cette théorie se moquent ostensiblement des dynamiques historiques, de ce qui fait objectivement la France et unit les individus dans une communauté, une et indivisible, pour n’achopper que sur les différences, petites ou grandes, et conclure à la faillite générale. Dans la course à l’idéologie sectaire, le  «&nbsp;grand remplacement&nbsp;» rejoint le non moins dogmatique  «&nbsp;privilège blanc&nbsp;»&nbsp;: menace inspirée par tous les  «&nbsp;non-Blancs&nbsp;» d’un côté, méfiance observée à l’égard de tous les  «&nbsp;Blancs&nbsp;» de l’autre. Cette réduction funeste de l’individu dicte des solutions forcément brutales&nbsp;: stigmatisation, répression, exclusion,  «&nbsp;remigration&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Seuls les actes comptent</h2>



<p>Dans sa forme institutionnalisée, le concept de  «&nbsp;grand remplacement&nbsp;» relève de la xénophobie raciste. Juger les individus au prisme de leur couleur de peau, de leur pays d’origine ou de leur religion présumée est aussi irresponsable qu’aberrant. Au sein de la République, seul importe le respect d’un certain nombre de principes, au premier rang desquels la laïcité. Seuls les actes comptent.</p>



<p>Depuis les années 1960, où le concept de  «&nbsp;grand remplacement&nbsp;» s’est structuré dans la pensée d’extrême droite néofasciste, ses zélateurs ont toujours fustigé l’humanisme et l’antiracisme, accusés de faire le lit de l’ «&nbsp;invasion&nbsp;» migratoire. Prétention sans fondement en vérité&nbsp;: comme si l’antiracisme républicain dictait la politique migratoire, comme s’il contrôlait les flux humains…</p>



<p>L’antiracisme républicain n’a d’autres fins que de combattre la fragmentation sociale et l’atomisation de la communauté nationale. Sa parole et ses combats sont, notamment, une réponse aux événements tragiques qui rythment l’actualité. L’antiracisme républicain agit avec sa modeste trousse à outils – ses missions d’alerte et d’éducation, la loi – et ses rappels aux valeurs fondamentales, pour que chaque être humain soit respecté en tant qu’individu. Voir dans ce courant de pensée la puissance inspiratrice et organisationnelle d’un prétendu  «&nbsp;grand remplacement&nbsp;», c’est se complaire dans un complotisme pervers et assumé.</p>



<p>Dans le grand brouhaha médiatique actuel, on perçoit de manière récurrente de tristes ersatz de la radicalisation idéologique aux extrêmes. On parle de  «&nbsp;Français de papier&nbsp;», qui ne seraient pas vraiment des Français, et à l’endroit desquels devrait s’exercer une suspicion permanente. Des citoyens que leur origine maintiendrait dans un état de subordination, des individus  «&nbsp;de service&nbsp;» ( «&nbsp;Arabe de service&nbsp;»,  «&nbsp;Juif de service&nbsp;»…) qui feraient office de faire-valoir et auxquels on dénierait autonomie et libre arbitre. Des Français qui se verraient contester leur pleine citoyenneté en raison de leurs habitudes culinaires, de leur prénom, de leur zone de résidence, du lieu où ils enterrent leurs morts…</p>



<blockquote class="wp-block-quote td_pull_quote td_pull_center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p> «&nbsp;Ne plus vouloir une seule communauté de citoyens, c’est se perdre dans des terres marécageuses sur lesquelles rien ne se bâtit&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Dans cette atmosphère délétère, face à l’impératif civique, des questions s’imposent. Est-il nécessaire, d’abord, de rejouer la carte du  «&nbsp;plus français que moi tu meurs&nbsp;» et celle de l’ennemi intérieur&nbsp;? La francité doit-elle être indexée sur un nationalisme qui flatte la nostalgie d’un âge d’or fantasmé&nbsp;? L’obsession identitaire peut-elle pallier l’absence d’un véritable projet politique, exigeant et chiffré&nbsp;? L’expérience historique et politique ne met-elle pas en garde contre les récits déclinistes et crépusculaires&nbsp;?</p>



<p>Un projet présidentiel ne peut se borner au repli hexagonal, tourner le dos aux textes internationaux et refouler l’ambition collective européenne. Il ne peut miser sur une identité sans horizon et faire commerce des seules inquiétudes. Ce faisant, la parole politique ne fait qu’exacerber les peurs sans y répondre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ressouder le corps social</h2>



<p>Il est urgent que les républicains, soucieux de l’avenir de leur pays dans un contexte de crises internationales, affirment leur refus d’un débat réduit à la séquentialisation de petites phrases pestilentielles&nbsp;; et qu’ils s’inquiètent des ravages de ces dernières, lorsqu’elles rencontrent une xénophobie voire un racisme d’atmosphère. En définitive, ces phrases de haine et de peur nourrissent le ressentiment et le désespoir. Elles produisent les effets qu’elles prétendent combattre.</p>



<p>Briguer la mandature suprême impose des devoirs à commencer par celui de refuser la moindre concession à toute forme de pensée discriminante. La Constitution française du 4 octobre 1958 a institué une seule communauté de citoyens  «&nbsp;sans distinction d’origine, de race ou de religion&nbsp;». C’est cette communauté qui élit les représentants de tous les Français, dans le souci de ressouder le corps social plutôt que de le fracturer. Ignorer cette ambition constitutionnelle et ne plus vouloir une seule communauté de citoyens, c’est se perdre dans des terres marécageuses sur lesquelles rien ne se bâtit. Rien en commun, rien de commun.</p>



<p><strong>Mario Stasi<br>Président de la Licra</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/un-projet-presidentiel-ne-peut-se-borner-au-repli-hexagonal-tribune-de-mario-stasi-president-de-la-licra"> «&nbsp;Un projet présidentiel ne peut se borner au repli hexagonal&nbsp;». Tribune de Mario Stasi, président de la Licra</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.licra.org/un-projet-presidentiel-ne-peut-se-borner-au-repli-hexagonal-tribune-de-mario-stasi-president-de-la-licra/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">34574</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Laïcité&#160;: Doctrine, dogme, laïcité</title>
		<link>https://www.licra.org/laicite-doctrine-dogme-laicite</link>
					<comments>https://www.licra.org/laicite-doctrine-dogme-laicite#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Licra]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Feb 2022 21:25:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.licra.org/?p=34249</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette note s’efforce de clarifier deux termes qui ont pu, historiquement, être confondus, notamment par des institutions religieuses. Une note du groupe États généraux de la laïcité de la Licra. Concepts Les dictionnaires fournissent des définitions distinctes pour les deux mots, avec cependant des similitudes qui ne doivent pas tromper. Il en ressort les approches [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/laicite-doctrine-dogme-laicite">Laïcité&nbsp;: Doctrine, dogme, laïcité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="first">Cette note s’efforce de clarifier deux termes qui ont pu, historiquement, être confondus, notamment par des institutions religieuses. Une note du groupe États généraux de la laïcité de la Licra.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Concepts</h2>



<p>Les dictionnaires fournissent des définitions distinctes pour les deux mots, avec cependant des similitudes qui ne doivent pas tromper. Il en ressort les approches suivantes.</p>



<p>Une doctrine est un ensemble de principes à partir desquels est proposée une interprétation des faits dans le but d’orienter ou de diriger l’action humaine.</p>



<p>Un dogme est une proposition (un point de doctrine) considérée comme une vérité indiscutable.</p>



<p>Tandis que la doctrine établit des axes pour l’action, le dogme détermine <em>a priori</em> le comportement à suivre. Dans le premier cas, il s’agit de présenter une tendance générale&nbsp;; dans le second d’imposer un comportement unique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Principes de la laïcité</h2>



<p>La laïcité s’appuie sur 3 piliers&nbsp;:</p>



<p>L’<em>autonomie du politique</em>&nbsp;: la société n’a pas besoin d’une extériorité – notamment religieuse – pour fonder sa légitimité. Cette position fait obstacle aux visées totalisantes du religieux. Symétriquement, la société ne se mêle pas des cultes.</p>



<p>La <em>neutralité</em> de la République&nbsp;: rejet des références religieuses ou cultuelles dans les domaines relevant de l’espace public.</p>



<p><em>La liberté de conscience&nbsp;</em>: pose le droit personnel absolu de penser sans contrainte. Cela implique également le droit de croire en une divinité, de n’y pas croire ou de changer de croyance. L’article X de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen l’affirme solennellement&nbsp;: «&nbsp;Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l&rsquo;ordre public établi par la Loi&nbsp;».</p>



<p>L’organisation des cultes en découle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Doctrines en matière de laïcité</h2>



<p>Si la laïcité se mesure à la neutralité de l’État, à l’indépendance des instances politiques vis-à-vis des institutions et des normes religieuses, à la liberté de conscience égale pour tous, à l’égalité civile de tous les individus indépendamment de leur ancrage religieux, alors de nombreux cas se présentent dans le monde.</p>



<p>Contrairement à une idée reçue, la laïcité n’est ni une invention ni une spécificité française. Ses prémisses se trouvent chez les philosophes grecs (Epicure, Marc Aurèle), les penseurs du siècle des Lumières (Locke, Diderot, Voltaire, Condorcet), les pères fondateurs des Etats-Unis (Madison, Adams, Jefferson, Paine) et les promoteurs de la loi de 1905 en France (notamment Ferry, Buisson, Briand et Jaurès).</p>



<p>Aux Etats-Unis, la religion est séparée de l’Etat par la constitution de 1787 et son premier amendement de 1791. C’est aussi la première constitution à garantir la non-ingérence de l’État dans les religions et la liberté de culte. Bien que dans la pratique quotidienne la référence à Dieu soit très présente (serment sur la Bible, inscription de <em>In God we trust </em>sur les billets de banque…), aucun des textes fondateurs de la République américaine (la Constitution et la Déclaration des Droits – les dix premiers amendements) ne fait référence à Dieu ou à la Providence. Cette dualité peut se comprendre par le souci des Américains de s’affranchir des persécutions religieuses subies par ceux qui quittèrent l’Europe pour fonder un nouveau monde et enfin laisser libre cours à leurs convictions. C’est un peu le contraire dans l’Hexagone&nbsp;: subissant le poids du religieux durant au moins 1&nbsp;500 ans, la perception française se défie fortement de son influence au sein de la société.</p>



<p>D’autres pays ont adopté le principe de la séparation entre les Eglises et l’Etat, comme le Mexique (depuis 1863), l’Allemagne (depuis 1920), le Japon (depuis 1946), l’Inde (depuis 1950), la Russie (depuis 1990), même si certains entretiennent une ambiguïté entre la déclaration constitutionnelle et les pratiques gouvernementales comme la Turquie (constitution laïque de 1937) ou la Chine (constitution laïque de 1982).</p>



<p>Ces variations sur le même thème soulignent la force des principes fondamentaux tout en montrant une diversité d’appréciations, qui témoignent pour la doctrine et justifient le rejet du dogmatisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dogme contre doctrine</h2>



<p>Dans un pays comme la France, l’affichage religieux est souvent perçu comme une rupture de la neutralité&nbsp;: des signes désignés comme ostentatoires, le port du voile pour les femmes, une longue barbe pour les hommes, l’accompagnement d’enfants scolarisés par des mères voilées, etc.</p>



<p>Certains s’opposent catégoriquement à ces visualisations. Ils les perçoivent comme une atteinte à la laïcité. D’autres y voient une application du principe édicté par l’article X de la Déclaration de 1789, rappelé plus haut.</p>



<p>Il est possible que dans une société sécularisée, où les signes distinctifs des personnes engagées religieusement ont déserté les rues (soutanes pour les prêtres catholiques, cornettes pour les sœurs) tandis que d’autres apparaissaient (barbe et voile chez des musulmans), l’affichage soit perçu et ressenti comme une forme de prosélytisme. Il reste que dans d’autres pays laïcs, ces manifestations vestimentaires n’ont pas engendré de conflits comme en France.</p>



<p>Il en résulte que si la doctrine ne souffre pas de remise en cause, le dogme doit être interrogé. Celui-ci porte sur une proposition théorique transformée en vérité indiscutable. De ce point de vue, la laïcité pourrait être dogmatisée, en particulier par ceux qui refusent que la liberté de conscience puisse s’exprimer par le port d’un vêtement particulier (sous réserve d’être compatible avec les lois de la République). Si l’on pose que la liberté individuelle est le socle sur lequel peut s’établir une société contractuelle (à la J.J. Rousseau), cette liberté de conscience est un axiome indestructible. Dès lors, soutenir que la laïcité imposerait une vision exclusive aboutirait à une contradiction dans les termes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Brève conclusion</h2>



<p>Adepte sans ambiguïté d’une laïcité sans compromis (privée d’adjectif), la Licra défend également les droits de la personne. Cela lui interdit de tomber dans le dogme. En son sein peuvent donc coexister des nuances entre les militants.</p>



<p>En 1930, le vice-président de la Licra, chargé de la propagande, Lazare Rachline, écrivait&nbsp;: «&nbsp;Notre doctrine, c’est la conscience&nbsp;; notre programme, c’est la justice.&nbsp;» Cette vision reste d’actualité.</p>



<p><strong>François Rachline et le groupe États généraux de la laïcité</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/laicite-doctrine-dogme-laicite">Laïcité&nbsp;: Doctrine, dogme, laïcité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.licra.org/laicite-doctrine-dogme-laicite/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">34249</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Détournements des symboles de la Shoah&#160;: quelle réponse judiciaire&#160;?</title>
		<link>https://www.licra.org/detournements-des-symboles-de-la-shoah-quelle-reponse-judiciaire</link>
					<comments>https://www.licra.org/detournements-des-symboles-de-la-shoah-quelle-reponse-judiciaire#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Licra]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jul 2021 15:26:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire & Histoire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.licra.org/?p=31987</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les étoiles jaunes et symboles de la Shoah détournés ces derniers jours pour dénoncer le «&#160;pass sanitaire&#160;» ont suscité incompréhension et indignation dans l’opinion. Une réponse judiciaire est-elle possible&#160;? Entretien avec&#160;lana Soskin, avocat, présidente de la Commission juridique de la Licra. Certes, des analyses ont souligné le fait que celles et ceux qui arboraient ces [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/detournements-des-symboles-de-la-shoah-quelle-reponse-judiciaire">Détournements des symboles de la Shoah&nbsp;: quelle réponse judiciaire&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="first">Les étoiles jaunes et symboles de la Shoah détournés ces derniers jours pour dénoncer le «&nbsp;pass sanitaire&nbsp;» ont suscité incompréhension et indignation dans l’opinion. Une réponse judiciaire est-elle possible&nbsp;? Entretien avec&nbsp;lana Soskin, avocat, présidente de la Commission juridique de la Licra.</p>



<p>Certes, des analyses ont souligné le fait que celles et ceux qui arboraient ces symboles, en particulier lors de la manifestation du 17 juillet 2021, n’étaient pas spécifiquement animés d’intentions antisémites. En raison du trouble provoqué par la récurrence des faits, il est toutefois rapidement apparu nécessaire d&rsquo;étudier l&rsquo;éventualité d&rsquo;une réponse judiciaire. Car, quelle que soit l’intention première, ces mésusages d’un stigmate renvoyant à la persécution antijuive blessent, heurtent, autant qu’ils dévoient des faits historiques voire les nient.</p>



<p><strong>Quels problèmes pose le port d&rsquo;étoiles fantaisistes inspirées de celle imposée par les nazis aux populations juives, en Europe, pendant la Seconde Guerre mondiale&nbsp;?</strong></p>



<p>Cela pose un problème éminent de respect à la mémoire et la souffrance des victimes de la Shoah. Dès lors qu’on utilise le symbole de l’étoile jaune, on participe à la banalisation de l’histoire, on relativise, qu’on le veuille ou non, la souffrance et on se moque des victimes, en ce sens qu’on ne considère pas la réalité du sort qui a été le leur.</p>



<p><strong>Quelles qualifications juridiques peuvent être appropriées pour poursuivre les détournements de l&rsquo;étoile ou d&rsquo;autres symboles de la Shoah&nbsp;?</strong></p>



<p>Ces faits pourraient être poursuivis sous deux délits.</p>



<p>Celui d’injure publique à caractère racial en ce que ces faits constituent un mode d’expression à la fois outrageant et méprisant à l’égard de l’ensemble des personnes d’origine ou de confession juive. Dieudonné a déjà été condamné sur ce fondement pour son spectacle qui a fait intervenir sur scène Robert Faurisson, au Zénith, en décembre 2008. L’individu qui était venu sur scène remettre au négationniste le « prix de l’infréquentabilité et de l’insolence » était vêtu d’un pyjama rayé sur lequel était cousue une étoile de David.</p>



<p>Celui de contestation de crime contre l’humanité par minimisation outrancière. Comparer la question actuelle du «&nbsp;pass sanitaire&nbsp;», ayant vocation à protéger la santé et la vie des citoyens français, n’est en rien assimilable à l’obligation de porter l’étoile jaune faite aux juifs durant la Seconde Guerre mondiale et qui a constitué une étape importante dans l’extermination massive des juifs d’Europe. Dès lors, cette assimilation est susceptible de constituer une minimisation outrancière d’un crime contre l’humanité, délit réprimé par la Loi au même titre que le négationnisme.</p>



<p><strong>Et dans les circonstances actuelles&nbsp;? Des poursuites judiciaires vous paraissent-elles possibles&nbsp;?</strong></p>



<p>Il me semble que trois situations doivent être distinguées.</p>



<p>1/ Les détournements qui ont eu lieu lors de la manifestation du week-end dernier, le 17 juillet 2021. À l&rsquo;exception de certains actes délibérés, une action judiciaire contre les primo manifestants ayant arboré ces symboles durant les manifestations du week-end dernier ne serait pas opportune. Ces personnes ont pu être maladroites sans intention de véritablement mépriser la mémoire des victimes de la Shoah.</p>



<p>2/ Le cas de ceux qui font commerce de l’étoile jaune  «&nbsp;non vacciné&nbsp;»&nbsp;: nous considérons que la commercialisation des symboles de la Shoah, dans ce contexte, sur les plateformes de vente en ligne pour en faire le commerce mérite d’être sanctionnée. La Licra se réserve le droit d’attaquer les plateformes ou les vendeurs qui font commerce de symbole aussi nauséabonds.</p>



<p>3/ Ceux qui, malgré le battage médiatique de ces derniers jours, continueront volontairement à revêtir ces symboles lors des futures manifestations. Nous considérons que les manifestants ont désormais tous les éléments pour comprendre que le détournement de l’étoile jaune et autres symboles de la Shoah, outre son caractère odieux, est de nature à constituer une infraction pénale.</p>



<p><strong>Est-ce dans les intentions de la Licra&nbsp;?</strong></p>



<p>La Licra se réservera le droit de poursuivre toute personne détournant à l’avenir l’étoile jaune et autres symboles liés à la Shoah dans les futures manifestations ou pour en faire commerce. Nul n’est censé ignorer la Loi et personne n’est plus censé ignorer la gravité de ces actes et leur caractère répréhensible.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/detournements-des-symboles-de-la-shoah-quelle-reponse-judiciaire">Détournements des symboles de la Shoah&nbsp;: quelle réponse judiciaire&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.licra.org/detournements-des-symboles-de-la-shoah-quelle-reponse-judiciaire/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">31987</post-id>	</item>
		<item>
		<title>De quoi Schoelcher est-il le nom&#160;?</title>
		<link>https://www.licra.org/de-quoi-schoelcher-est-il-le-nom</link>
					<comments>https://www.licra.org/de-quoi-schoelcher-est-il-le-nom#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Licra]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2020 17:28:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoire & Histoire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.licra.org/?p=23975</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 22 mai dernier, des activistes ont accroché en Martinique une corde au cou de deux statues figurant Victor Schoelcher et ont emporté les deux monuments dans un chaos de destruction et d’injures. Cette date n’a pas été choisie au hasard&#160;: elle commémore celle du 22 mai 1848, c’est-à-dire le soulèvement des esclaves de Martinique [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/de-quoi-schoelcher-est-il-le-nom">De quoi Schoelcher est-il le nom&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="first">Le 22 mai dernier, des activistes ont accroché en Martinique une corde au cou de deux statues figurant Victor Schoelcher et ont emporté les deux monuments dans un chaos de destruction et d’injures. Cette date n’a pas été choisie au hasard&nbsp;: elle commémore celle du 22 mai 1848, c’est-à-dire le soulèvement des esclaves de Martinique qui, ayant appris l’abolition de l’esclavage proclamée par décret du gouvernement de la République du 27 avril 1848 et signé Victor Schoelcher, réclamaient son exécution immédiate, sans attendre les circulaires et décrets d’application qui interviendront plus tard, au mois d’août 1848. Ce soulèvement permettra de ne pas attendre et d’obtenir les effets immédiats de l’abolition. </p>



<p>L’outrage fait à la mémoire de Victor Schoelcher montre la très grande sensibilité des questions de mémoires et les réactions identitaires qui, en dépit des faits et des réalités, veulent les confisquer et réécrire l’Histoire en trempant sa plume dans l&rsquo;idéologie. Finalement, ce qui intéresse ceux qui ont vandalisé les statues de Schoelcher, c’est d’effacer sa trace, de le nier. C’est d’expliquer que l&rsquo;abolition serait une histoire de couleurs de peau, que cette émancipation ne pouvait venir que des esclaves noirs et non d’un blanc catholique de la métropole. On a vu fleurir des textes sur les réseaux sociaux, pour la plupart tronqués, tentant de démontrer que Schoelcher aurait été raciste. Il est impossible de lire notre histoire à coup de caricatures et d’anachronismes. Notre rôle, à tous, est d’expliquer la complexité des parcours et des cheminements des individus dans le contexte de leur époque. Schoelcher, comme Lincoln, n’est pas né abolitionniste, il l’est devenu, il a construit son engagement pour aboutir au choix sans appel de l’émancipation et de l’égalité, en décrétant que « nulle terre française ne peut plus porter d’esclaves ». </p>



<p>Les réactions sur les réseaux sociaux à ces actes de vandalisme sont symptomatiques du risque d’ethnicisation de la mémoire. Ces destructions symboliques ont eu pour effet de scander des injonctions qui divisent, qui fractionnent un passé qui, au contraire, devrait être un passé de réconciliation. Ces incidents nous montre combien l’enseignement de l’histoire, combien le rapport au réel, combien le souci de la raison et de la recherche de la réconciliation doivent être des préoccupations de chaque instant, pour rappeler des choses simples&nbsp;: le monde colonial disparu n’est pas héréditaire et il est dangereux de vouloir perpétrer des divisions qui ont été abolies. L’abolition de 1848 et tous les actes qui l’ont permise, enfin, n’est ni noire, ni blanche&nbsp;: elle est universelle, elle est de la couleur de la liberté et nous appartient à tous, aujourd’hui, en tant que citoyens français égaux en droits.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mario Stasi, Président de la Licra</h3>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/de-quoi-schoelcher-est-il-le-nom">De quoi Schoelcher est-il le nom&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.licra.org/de-quoi-schoelcher-est-il-le-nom/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23975</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les discours de haine (enfin) confinés&#160;?</title>
		<link>https://www.licra.org/les-discours-de-haine-enfin-confines</link>
					<comments>https://www.licra.org/les-discours-de-haine-enfin-confines#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Licra]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2020 17:40:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.licra.org/?p=23668</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Assemblée Nationale a adopté hier une loi essentielle pour la lutte contre les discours de haine en ligne. Issue des préconisations formulées par Laetitia Avia, Gilles Taïeb et Karim Amellal, la proposition de loi visant à lutter contre les contenus haineux va changer notre relation à Internet et notre capacité à évacuer des réseaux sociaux [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/les-discours-de-haine-enfin-confines">Les discours de haine (enfin) confinés&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="first">L’Assemblée Nationale a adopté hier une loi essentielle pour la lutte contre les discours de haine en ligne. Issue des préconisations formulées par Laetitia Avia, Gilles Taïeb et Karim Amellal, la proposition de loi visant à lutter contre les contenus haineux va changer notre relation à Internet et notre capacité à évacuer des réseaux sociaux des propos racistes, antisémites, négationnistes ou homophobes qui, si ils étaient publiés dans un journal ou proférés dans la rue entraineraient des sanctions beaucoup fortes, systématiques et certaines. Cette loi, c’est évidemment l’affirmation de la souveraineté de la loi française dans un domaine mondialisé qui paraissait jusque-là inaccessible. C’est surtout l’idée que nous aurons collectivement la capacité d’être plus réactifs aux incitations à la haine et à ceux qui à coups de publications illégales fracturent chaque jour le pacte social et fragilisent notre système de valeurs. Désormais, le Conseil Constitutionnel, saisi par une partie des parlementaires, devra dire si ce texte est conforme à notre Constitution. </p>



<p>En l’état, la loi prévoit que les hébergeurs auront des obligations connues de tous, notamment celle de disposer d’une domiciliation juridique en France et celle, évidemment très attendue, de retirer des contenus manifestement illicites sous un délai de 24 heures. Ne pas retirer un contenu de cette nature sera considéré comme un délit, passible d’une amende de 250 000 euros tandis que le CSA, autorité administrative désormais compétente en ces matières, pourra infliger des sanctions pouvant aller jusqu’à 4% du chiffre d’affaires annuel des hébergeurs. Cette loi aussi met en place un bouton unique de signalement permettant à chacun d’exercer son rôle de veille et d’alerte. Chacun disposera par ailleurs d’une voie de recours, judiciaire, pour obtenir qu’un contenu soit remis en ligne s’il estime avoir été abusivement signalé et retiré. Cette loi dispose aussi la mise en place d’un parquet numérique que nous attendons depuis de nombreuses années et qui sera spécialisé dans un domaine particulièrement sensible, qui exige certains réflexes et même un habitus qui permettra d’incorporer des savoirs judiciaires spécifiques. Un Observatoire des discours de haine sera crée et nous aurons un rôle à jouer dans cette nouvelle structure. </p>



<p>Il y a plusieurs manières de considérer ce texte. Il y a celle de ceux qui, visiblement peu tourmentés par le doute ou le principe de réalité, affirment détenir avec certitude la vérité de ce qu’il faudrait faire pour arrêter la machine et se sont abîmés en de vaines polémiques pour tenter de faire échouer le texte. Il y a celle qui consiste, en pessimiste, à ne voir que les imperfections de cette loi, à considérer qu’il aurait fallu faire autrement sans pourtant jamais dire comment, à toujours se plaindre du pire en faisant profession de prétendre le combattre. Il y a celle, drapée de dignité, qui considère que le préjudice de la  «&nbsp;censure&nbsp;» va flétrir les usagers internet, oubliant au passage de considérer que le premier préjudice dans ces affaires, c’est celui de la victime de racisme, d’antisémitisme, de négationnisme, d&rsquo;homophobie. Il y a celle idéologique, qui considère que ce texte serait une atteinte intolérable à la liberté d’expression, que l’Inquisition serait de retour, alors que la loi n&rsquo;est qu&rsquo;une extension du domaine de la lutte au numérique et vise des délits existants et anciens, ceux, notamment, réprimés par les article 24, 24 bis et 33 de la loi du 29 juillet 1881, institués par les lois Pleven de 1972 et Gayssot de 1990. Certains ont encore du mal à comprendre que dans notre droit, l’expression du racisme n’est pas une opinion mais un délit. Il y a celle, aveugle, qui conduit à oublier qu’avant le hébergeur, il y a le fauteur de haine, le raciste anonyme, l’antisémite barbare, l’homophobe décomplexé qui est, il faut tout de même le rappeler, la racine principale du problème que nous combattons. Il y a celle enfin qui voudrait clore le débat et considérer que tout réglé, que ce texte va mettre un éteignoir définitif sur l’expression de la haine de l’autre, que la baguette magique du législateur fera disparaître le racisme et l’antisémitisme de nos radars.</p>



<p>Cette loi ne mérite ni l’excès d’honneur ni surtout l’excès d’indignité dont nous avons pu voir les manifestations immodérées jusqu’au jour même du vote de ce texte. Elle pose des jalons importants sur un chemin encore long. Elle témoigne que le message que nous portions en vain depuis des années auprès des décideurs sur ce sujet d’importance pour notre démocratie a enfin été entendu. La dernière loi d’envergue sur l’économie datait de 2004, à une époque où Facebook émergeait, où Twitter n’existait pas et où Google n’avait que 300 millions de requêtes par jour contre 5,5 milliards aujourd’hui. Elle témoigne du fait que la France s’est enfin emparée, avec retard, d’un sujet dont nous avons mesuré encore plus la pertinence durant le confinement&nbsp;: celui de l’exposition de nos concitoyens, et singulièrement d’une partie de notre jeunesse, à des mots et à des images dont la diffusion constitue un délit outre le fait qu’elle est une atteinte odieuse à la devise de notre République.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mario Stasi, Président de la Licra</h3>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/les-discours-de-haine-enfin-confines">Les discours de haine (enfin) confinés&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.licra.org/les-discours-de-haine-enfin-confines/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23668</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Crise sanitaire et conflit, biais cognitifs et racisme (2/3)</title>
		<link>https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-biais-cognitifs-2-3</link>
					<comments>https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-biais-cognitifs-2-3#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Licra]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2020 16:49:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.licra.org/?p=23660</guid>

					<description><![CDATA[<p>Épisode 1&#160;: https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-conflit-biais-cognitifs-et-racisme-un-lien-entre-le-conflit-et-le-racisme-1-3 Cette crise sanitaire par la manière dont nous avons assis nos réactions est révélatrice d’un certain nombre de biais cognitifs que nous allons mettre en évidence de manière très rapide et schématique&#160;: Nous avons tardé à réagir et à mesurer le risque que représentait le corona virus. Nous sommes passés d’une sous-évaluation [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-biais-cognitifs-2-3">Crise sanitaire et conflit, biais cognitifs et racisme (2/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="first">Épisode 1&nbsp;:  <a href="https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-conflit-biais-cognitifs-et-racisme-un-lien-entre-le-conflit-et-le-racisme-1-3">https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-conflit-biais-cognitifs-et-racisme-un-lien-entre-le-conflit-et-le-racisme-1-3</a> </p>



<p>Cette crise sanitaire par la manière dont nous avons assis nos réactions est révélatrice d’un certain nombre de biais cognitifs que nous allons mettre en évidence de manière très rapide et schématique&nbsp;:</p>



<p>Nous avons tardé à réagir et à mesurer le risque que représentait le corona virus. Nous sommes passés d’une sous-évaluation du risque et sous exposition médiatique à une sur évaluation des conséquences et une sur exposition médiatique de cette pandémie. Il s’agissait au début d’une petite grippette contractée par des mangeurs de pangolins (exotiques ou barbares) et qui s’est transformée en pandémie au terme d’une prise de conscience tardive accompagnée d’une inflation d’informations le plus souvent contradictoires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="450" src="https://www.licra.org/wp-content/uploads/image1.png" alt="" class="wp-image-23663" srcset="https://www.licra.org/wp-content/uploads/image1.png 800w, https://www.licra.org/wp-content/uploads/image1-600x338.png 600w, https://www.licra.org/wp-content/uploads/image1-300x169.png 300w, https://www.licra.org/wp-content/uploads/image1-768x432.png 768w, https://www.licra.org/wp-content/uploads/image1-696x392.png 696w, https://www.licra.org/wp-content/uploads/image1-747x420.png 747w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p>Dans certains pays d’Asie il a été recherché à quoi cette maladie pouvait ressembler et à quel modèle mental connu elle pouvait ressembler. Le rapprochement avec l’épidémie de SRAS leur a fait prendre des habitudes ( port du masque) et des mesures de précaution qui leur ont permis de mieux juguler la maladie. A contrario, chez nous en France, le rappel à la sur précaution des mesures prises pour la grippe H1N1 ont conduit au résultat que l’on sait.</p>



<p>Nous sommes en général ignorants des effets ou conséquences liés à une situation nouvelle. Cette ignorance conduit parfois au déni, nous rend imprudents, nous distrait de l’essentiel et retarde la prise de décisions utiles.</p>



<p>Lorsque nous prenons conscience de la gravité de la situation, nous nous raccrochons alors à notre appartenance de groupe et apparaît la notion d’endo groupe et d’exo groupe. L’endo groupe français a construit une stratégie différente que l’exo groupe italien ( il y a plus de morts en Italie parce que leur population est plus âgée et que leur système de santé certainement moins bon que le nôtre) et on peut multiplier les exemples de comparaison des endo et exo groupes au plan international.</p>



<p>Ensuite émerge le biais de la surconfiance, nous remettons notre ignorance dans les mains (plutôt la tête) d’experts (qui nous expliquent l’invérifiable et parlent avec aisance de l’inexplicable. Sylvain Tesson). Bien entendu les experts ne sont pas tous d’accord entre eux et ressurgi le biais de l’endo et exo groupe. Au plan médical&nbsp;: Professeur Raoult contre les autres, Chloroquine contre Enquiquine. Au plan politique de confinement&nbsp;; démocrates contrariants contre populistes décomplexés.</p>



<p>Enfin, les décisions prises le sont toujours selon un biais d’imitation. Faisons comme les autres, selon un modèle connu et donc accepté et la culture qui est la nôtre plutôt que celle du voisin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des biais cognitifs aux fake news. Infox et falsification de l’information. Reinfosphère et menaces démocratiques.</h3>



<p>Les fakes news et leur cortège de nouvelles non vérifiables découlent naturellement de ces biais cognitifs que nous venons de décrire. D’aucuns construisent ces informations falsifiées qui sont nourries par nos émotions au détriment de notre raison. Les constructeurs de fake news, ne se considèrent pas comme des menteurs, puisqu’ils croient eux-mêmes à la négation de l’histoire. Comparaisons approximatives à un modèle plus ou moins bien connu, ignorance des effets réels d’une action, sentiment d’appartenance et rattachement à un groupe, excès de confiance dans l’énoncé d’une approche et de solutions et mimétisme culturellement accepté sont autant de facteurs qui favorisent les thèses complotistes.</p>



<p>Les falsificateurs de l’histoire contribuent à la manigance car beaucoup d’entre nous y croient parce qu’ils ont envie d’y croire. Et malheureusement nous préférons croire que de ne pas savoir. Nous pouvons malheureusement constater que les réseaux sociaux ont commencé à déverser leur tombereau d’immondices à caractère racistes. Ils attribuent la responsabilité de nos maux aux juifs présumés profiter d’une situation, aux chinois inventeurs et propagateurs du virus, aux homosexuels réservoirs à virus, aux gros victimes de leur mauvaise hygiène de vie, aux migrants porteurs de leur misère et propagateurs de leur précarité, à l’étranger aux mœurs barbares. Ces infox constituent ce que l’on appelle la réinfosphère. Il est devenu une habitude chez les falsificateurs de ré informer les autres afin de faire douter de la validité de l’information officielle, gouvernementale, intellectuellement assumée ou scientifiquement fondée . Si le doute est noble, les intentions ne le sont pas. Les infox ont un but faire vaciller la démocratie. La démocratie est en danger lorsque certains se portent à son chevet non pas pour prendre soin d’elle, mais pour l’achever. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Les biais cognitifs sont les éléments inconscients de la construction de stéréotypes.</h3>



<p>Le biais cognitif n’est pas une erreur d’appréciation. Mais l’utilisation d’un biais pour construire un stéréotype en est une. L’erreur c’est de transformer le stéréotype en jugement d’appréciation qui va dévaloriser l’autre. L’usage d’un stéréotype devient alors un préjugé qui conduit infailliblement à la ségrégation et à la stigmatisation. Le schéma suivant qui se passe de grands commentaires démontre comment on construit des raisonnements nécrosants, l’enfermement dans le rejet de l’autre et le blocage positionnel qu’engendrent nos biais cognitifs. Lorsqu’aux USA les noirs ont commencé à être scolarisés avec les blancs, le choc produit par le bouleversement de l’ordre établi à conduit au stéréotype suivant.</p>



<p>On (le blanc) a trouvé que les noirs avaient des comportements inadaptés (agitation ou attitude différente, difficulté de concentration ou gêne face à une situation nouvelle…)</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="800" height="450" src="https://www.licra.org/wp-content/uploads/image2.png" alt="" class="wp-image-23665" srcset="https://www.licra.org/wp-content/uploads/image2.png 800w, https://www.licra.org/wp-content/uploads/image2-600x338.png 600w, https://www.licra.org/wp-content/uploads/image2-300x169.png 300w, https://www.licra.org/wp-content/uploads/image2-768x432.png 768w, https://www.licra.org/wp-content/uploads/image2-696x392.png 696w, https://www.licra.org/wp-content/uploads/image2-747x420.png 747w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p>Le stéréotype conduit à se demander s’il est bien utile et efficace d’investir autant et de faire des efforts inconsidérés pour un résultat dont on connait déjà les limites … Toute ressemblance avec d’autres cas plus récents, sous d’autres latitudes et d’autres cultures et ethnies n’est absolument pas fortuite.</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-biais-cognitifs-2-3">Crise sanitaire et conflit, biais cognitifs et racisme (2/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-biais-cognitifs-2-3/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23660</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Y-aura-t-il un  «&#160;monde d’après&#160;»&#160;?</title>
		<link>https://www.licra.org/y-aura-t-il-un-monde-dapres</link>
					<comments>https://www.licra.org/y-aura-t-il-un-monde-dapres#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Licra]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2020 16:16:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.licra.org/?p=23242</guid>

					<description><![CDATA[<p>La période inédite que nous traversons a créé une angoisse collective sur le monde que nous allons trouver au déconfinement. Depuis plusieurs semaines, on a vu apparaitre une génération spontanée et optimiste de Nostradamus, tous plus imaginatifs les uns que les autres, pour prédire ce que sera le monde après le Covid. Tous partagent le [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/y-aura-t-il-un-monde-dapres">Y-aura-t-il un  «&nbsp;monde d’après&nbsp;»&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="first">La période inédite que nous traversons a créé une angoisse collective sur le monde que nous allons trouver au déconfinement. Depuis plusieurs semaines, on a vu apparaitre une génération spontanée et optimiste de Nostradamus, tous plus imaginatifs les uns que les autres, pour prédire ce que sera le monde après le Covid. Tous partagent le même enthousiasme et les mêmes facultés en matière de pensée magique. Ils partagent tous aussi le même penchant bien naturel qui consiste à projeter sur l’avenir leurs propres intérêts, leurs idéologies leurs lubies ou même leurs fantasmes. Tous instruisent des procès inespérés et inassouvis avant de décréter un horizon sans coupables, un monde à leur main. D’autres, chez les pessimistes, ressassent que le monde d’après serait le même que celui d’avant la crise, leur thèse étant que tout ceci n’était qu’une parenthèse, et, pour reprendre la fameuse réplique de Tancrède dans Le Guépard, qu’il a fallu que tout change, quelques semaines durant, pour que rien ne change. D’aucuns, enfin, se contentent de prévoir le monde … d’avant avec un aplomb qui laisse pantois et qui confirme cet aphorisme de Clemenceau selon lequel  «&nbsp;chacun sait que les critiques d’après-coup ont pour principal avantage de vous mettre en état de prévoir ce qui est arrivé&nbsp;».</p>



<p>La réalité risque de décevoir les premiers, de surprendre les seconds et de flétrir les derniers. Avant toute chose, il importe, véritablement, de regarder avec les yeux de la raison et de la critique la situation dans laquelle nous nous trouvons.</p>



<p>Cette crise a tout d’abord modifié notre relation collective à la vie et à la mort. En France, la visibilité de la mort s’était éloignée de nos réalités et l’idée que des vies pouvaient, en masse, disparaître au point de remplir des hangars entiers du marché de Rungis semblait appartenir à un autre siècle. Ce retour brutal et intempestif de la fragilité de la condition humaine aura des conséquences immédiates sur les familles qui ont perdu un être proche mais aussi plus lointaines sur notre manière de vivre les liens avec nos parents, nos enfants, nos amis, nos collègues. Ce traumatisme, invisible, n’en sera pas moins durable. </p>



<p>Surtout, cette crise a modifié notre rapport à l’autre. La  «&nbsp;distanciation sociale&nbsp;» nous a éloigné les uns des autres et il ne faudrait pas que cet éloignement physique, compensé par l’utilisation de nombreux supplétifs numériques, soit doublé, à terme, d’un éloignement social, économique, culturel et politique. Il y aura urgence à nous retrouver, à reconstruire une oeuvre commune, à sortir, psychologiquement au moins, de nos appartements et de nos maisons pour renouer avec une fraternité qui regarde chacun avec la même considération et qui lui reconnaît sa valeur. Il y aura urgence à retisser des liens qui, déjà fragilisés par l’individualisme et une société d’archipels, ont été rompus brutalement.</p>



<p>Enfin, avant de sortir les planches à dessins pour tracer les plans sur la comète d’après, il y a nécessité de comprendre qui a voulu profiter de la crise. La peur créée par l’épidémie a généré de nombreux dividendes au bénéfice des fauteurs de haine. La nécessité sanitaire de fermer les frontières a donné des ailes au populistes qui en rêvaient depuis des années pour claquemurer leurs pays dans un illusoire pré-carré et ont vu dans cette mesure une justification de leurs théories. En France, l’extrême-droite tente de récupérer la mise poujadiste et fait feu de tout bois, expliquant, à seulement deux semaines d’intervalle et sans désemparer, qu’annuler le premier tour des municipales s’apparentait à un coup d’État et que son maintien avait été une catastrophe sanitaire.</p>



<p>Le complotisme a désigné à l’opinion des salauds putatifs et a réveillé les escrocs de la falsification et du mensonge antisémite. La xénophobie, partout, est exacerbée et celui qui est différent est forcément responsable&nbsp;: en Chine, les noirs sont devenus des indésirables tout comme les Haïtiens au Chili sont accusés de véhiculer la maladie. La stigmatisation des asiatiques n’a jamais été aussi répandue et chaque jour, dans le monde, les exemples les plus affolants montrent la vulnérabilité aux discours de haine en période de crise. </p>



<p>Il est impossible de savoir quel sera le monde d’après. En la matière, le doute et la modestie devraient infléchir les plus présomptueux. Une certitude, pourtant, demeure, et n’a jamais été aussi vraie&nbsp;: le monde nous appartient, il sera ce que nous en ferons, indépendamment des mauvais prophètes et des druides prévisionnistes qui, en rêvant leur meilleur pourraient nous conduire au pire. C’est sans doute en exerçant la plénitude de nos libertés, de notre volonté, de notre esprit critique, presque de manière jouissive, que nous pourrons, et ce sera déjà beaucoup, laisser à nos enfants un monde d’après à peu près digne, sans avoir ni regrets ni amertume.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mario Stasi, Président de la LICRA et Stéphane Nivet, Délégué général </h3>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/y-aura-t-il-un-monde-dapres">Y-aura-t-il un  «&nbsp;monde d’après&nbsp;»&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.licra.org/y-aura-t-il-un-monde-dapres/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23242</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Crise sanitaire et conflit, biais cognitifs et racisme&#160;: Un lien entre le conflit et le racisme (1/3)</title>
		<link>https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-conflit-biais-cognitifs-et-racisme-un-lien-entre-le-conflit-et-le-racisme-1-3</link>
					<comments>https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-conflit-biais-cognitifs-et-racisme-un-lien-entre-le-conflit-et-le-racisme-1-3#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Licra]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2020 15:45:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.licra.org/?p=23237</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les grecs anciens avaient deux mots pour parler du conflit : polemnos pour qualifier le conflit avec l’autre qui nous a donné le terme de polémique et stasis pour qualifier le conflit interne que l’on a avec soi-même qui nous a donné le terme de stase&#8230; (état marqué par l’immobilité absolue opposé au déroulement naturel des choses) la métastase n’annonce [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-conflit-biais-cognitifs-et-racisme-un-lien-entre-le-conflit-et-le-racisme-1-3">Crise sanitaire et conflit, biais cognitifs et racisme&nbsp;: Un lien entre le conflit et le racisme (1/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="first">Les grecs anciens avaient deux mots pour parler du conflit : <em>polemnos</em> pour qualifier le conflit avec l’autre qui nous a donné le terme de polémique et <em>stasis </em>pour qualifier le conflit interne que l’on a avec soi-même qui nous a donné le terme de stase&#8230; (état marqué par l’immobilité absolue opposé au déroulement naturel des choses) la métastase n’annonce rien de bon pour l’individu.</p>



<p>Il est d’usage de classer les conflits selon trois natures ( pratique de médiateurs) le conflit de contenu (je ne suis pas d’accord sur l’interprétation de telle clause d’un contrat, sur les modalités d’utilisation d’un bien, sur la valeur d’un objet, sur la définition de la bonne pratique pour la mise en place d’une règle) ce conflit de contenu est en général assez facile à résorber lorsque les termes du désaccord sont exprimés avec mesure et cohérence&#8230;Ce conflit de contenu, s’il perdure, masque toujours un conflit entre deux personnes (je ne suis pas d’accord avec le contenu parce que je ne suis pas d’accord avec la personne, et j’entretiens le conflit avec l’autre qui ne me revient pas, ce que je ne peux facilement m’avouer, pour me focaliser sur le contenu parce que c’est pour moi plus acceptable).Enfin, le conflit entre deux personnes masque toujours un conflit avec soi-même. Ce conflit est toujours délicat à discerner, car il est toujours difficile de reconnaître sa propre responsabilité dans un comportement inadapté. Et là encore, on préfère en général incriminer l’autre que de rechercher en soi même les causes d’un mal être. Il est plus facile d’attendre de l’autre un geste d’apaisement que l’on incapable de faire soi-même.</p>



<p>Dans les conflits ordinaires entre deux individus, l’inconfort constaté et l’énergie dépensés sont tels que le plus souvent on est prêt à trouver une solution et ne pas le faire perdurer. Cette paix partagée permet de contracter une paix avec soi-même.</p>



<p>On peut prétendre que le racisme est un conflit que l’on a avec soi-même, avec notre ombre, avec nos zones émotionnelles déviantes et erronées. Mais au lieu de chercher à l’évacuer, on a tendance à nier notre propre responsabilité dans le regard que nous portons sur l’autre. Nous nous plaisons à l’entretenir par la référence assise sur une approche que nous estimons historique, une assise que nous considérons culturelle, une définition collective de stéréotypes et l’enracinement que nous pensons fondés de préjugés et l’attribution de défauts voire de tares à d’autres êtres humains. Nous considérons l’autre avec des biais cognitifs (nous en avons tous). Ces biais deviennent ensuite des biais d’attribution qui justifient à nos yeux  nos attitudes et entretiennent le racisme.</p>



<p>Notre propos sera de repérer et de qualifier ces biais, de montrer en quoi la pandémie du Covid 19 les révèle et les entretient et de tenter d’expliquer les dérives complotistes et racistes qui se multiplient sur les réseaux sociaux. Cette pandémie nous fait contacter subitement l’inattendu, l’incertitude et la peur. La peur est la mère de toutes nos émotions. La peur constitue le moteur de nos comportements irrationnels, un terrain propice à tous les conflits&#8230; et par conséquent au racisme. </p>



<p>À suivre</p>



<p><strong>Dominique Morel, trésorier de la LICRA, délégué à la formation aux entreprises</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-conflit-biais-cognitifs-et-racisme-un-lien-entre-le-conflit-et-le-racisme-1-3">Crise sanitaire et conflit, biais cognitifs et racisme&nbsp;: Un lien entre le conflit et le racisme (1/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.licra.org/crise-sanitaire-et-conflit-biais-cognitifs-et-racisme-un-lien-entre-le-conflit-et-le-racisme-1-3/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23237</post-id>	</item>
		<item>
		<title> «&#160;Démocratie menacée et après-demains qui chantent&#160;?&#160;»</title>
		<link>https://www.licra.org/letat-durgence-democratique</link>
					<comments>https://www.licra.org/letat-durgence-democratique#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Licra]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2020 15:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.licra.org/?p=23025</guid>

					<description><![CDATA[<p> » Évidemment, il y a d’abord les deuils, les souffrances, les inquiétudes vitales. Et la suite semble bien floue.&#160;Pourtant, les conséquences économiques, sociales et politiques de la crise sanitaire pourraient être brutales, pour notre démocratie en particulier.&#160;L’épidémie n’intervient pas à n’importe quel moment. Depuis des années, les extrémismes identitaires bousculent notre édifice démocratique par leurs [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/letat-durgence-democratique"> «&nbsp;Démocratie menacée et après-demains qui chantent&nbsp;?&nbsp;»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="first"></p>



<p><br> » Évidemment, il y a d’abord les deuils, les souffrances, les inquiétudes vitales. Et la suite semble bien floue.&nbsp;Pourtant, les conséquences économiques, sociales et politiques de la crise sanitaire pourraient être brutales, pour notre démocratie en particulier.&nbsp;<br>L’épidémie n’intervient pas à n’importe quel moment. Depuis des années, les extrémismes identitaires bousculent notre édifice démocratique par leurs discours, leurs succès électoraux, leurs poisons qui s’insinuent jusque dans les émotions, faisant reculer la raison nécessaire à la démocratie. La crise des gilets jaunes puis celle des retraites ont aussi secoué le pays sans véritables solutions de fond.&nbsp;Dans ce ciel déjà chargé, une crise économique majeure, nationale ou internationale, risque de transformer la résignation en défiance, la peur en colère et le ressentiment en violence. Elle pourrait apporter aux forces extrémistes des contingents d’adhésion ou une tolérance croissante à l’inacceptable. Cette crise et ses conséquences sociales peuvent être ainsi cet «&nbsp;accélérateur&nbsp;» qui produit dans l’histoire l’embrasement d’un mal social qui couve, avec son cortège de stigmatisations, d’injustices, de souffrances, encore.&nbsp;</p>



<p>Nous sommes sortis de la première étape d’un processus de crise qui ouvre vers des possibles que l’on peut entrevoir à la lumière du passé. Cette étape a été marquée par la sidération, aggravée par le confinement inattendu et par l’urgence vitale de protéger et de nourrir les siens. Une deuxième étape va durer encore quelques semaines avec de magnifiques solidarités mais aussi des délations, du complotisme, la recherche de coupables. Et le coupable idéal c’est souvent un «autre», un bouc émissaire, bien tapi dans l’inconscient collectif.&nbsp;</p>



<p>C’est en fin de crise sanitaire que se présentera une troisième étape plus dangereuse pour la démocratie, en France et ailleurs, à l&rsquo;image de la crise de 1929 dont on sait ce qu&rsquo;elle a produit comme crispations et violences, dérives autoritaires et populistes, protectionnisme et nationalismes mortifères.&nbsp;La démocratie peut alors être vraiment en danger. D&rsquo;autant que les peuples se sont déjà habitués depuis bien longtemps à un curseur qui se déplace plutôt vers la sécurité que vers les libertés. Les terrorismes ont aggravé la tendance, et les restrictions actuelles de libertés -même temporairement légitimes- vont dans le même sens.</p>



<p>Pour faire face à ces risques exceptionnels pour la démocratie, ne serait-il pas opportun d’envisager la création d’une instance indépendante, pluridisciplinaire et pluraliste, un Conseil d&rsquo;analyse et de suivi démocratiques, à l’image du Conseil scientifique aujourd’hui installé pour les questions médicales&nbsp;? Ce Conseil aurait une compétence sur les questions sociétales, avec une vue globale sur la «&nbsp;santé sociétale&nbsp;», car la démocratie n’est pas seulement faite de garanties formelles ou juridiques à préserver. Les mesures envisagées – comme le tracking- ne seraient pas analysées une à une mais, à travers des «&nbsp;études d’impact démocratique&nbsp;», comme des pièces d’un puzzle qui donne une physionomie à notre société de liberté.</p>



<p>Cependant, aucun des scénarios sombres n’est inévitable. L’expérience du passé c’est aussi celle des résistances finalement victorieuses.Ainsi, une fois passée -bien ou mal- cette troisième étape dangereuse, ce sera une quatrième phase d’ouverture des possibles. Peut-être pour le meilleur après le pire. C’est pour ce meilleur qu’il faut dès maintenant semer les graines de l’avenir. Par le débat d’idées et l’intelligence collective.</p>



<p>L&rsquo;expérience de l&rsquo;humanité suggère plusieurs pistes possibles après un tel ébranlement. D&rsquo;abord, le simple retour à la situation antérieure, avec des ajustements mineurs&nbsp;: tout cela n’aura été qu’une simple parenthèse, un drame que l&rsquo;on voudra oublier.On peut avoir aussi, à l’inverse, une démocratie défigurée par des régimes «&nbsp;illibéraux&nbsp;»,  «&nbsp;hybrides&nbsp;» voire autoritaires comme ceux qui ont perduré en Espagne et au Portugal après la Seconde Guerre mondiale</p>



<p>Mais de vraies réformes ne sont pas non plus à exclure, comme après 1945&nbsp;: sans remise en cause de la démocratie, le système actuel se transformerait pour qu&rsquo;il y ait un progrès véritable.Face aux inégalités et au ressentiment, il faudrait reconnaître substantiellement, au-delà de nos applaudissements quotidiens, la justice due à tous ceux devant lesquels nous passions sans les voir, et à qui nous devons tant désormais.&nbsp;Face à l’emballement complotiste et aux fake news, il s’agirait de restaurer la force du discours de la raison et des faits, notamment grâce à l’éducation aux médias qui devrait être érigée en discipline scolaire et universitaire.&nbsp;Face aux assauts des extrémistes identitaires, à leur religion du repli et de la peur, il faudra réhabiliter l’autre comme un semblable et non comme une menace, retrouver un horizon de progrès, poser des actes de confiance dans l’avenir, mobiliser la richesse de l’expérience du passé pour adopter les bons repères.<br></p>



<p>Et puis, encore au-delà, il peut heureusement y avoir des après-demains qui chantent&nbsp;; avec des  «&nbsp;traces culturelles&nbsp;» profondes et durables, des changements du type de ceux nés de mai 1968 pour les droits des femmes. Parmi ces ouvertures possibles, il y a la conscience de l&rsquo;unité de destin du genre humain y compris écologique, l&rsquo;importance du rapport à l’autre, le refus durable des injustices devenues plus évidentes pendant la crise, la remise en cause des contraintes économiques drastiques notamment sur la santé, l’éducation ou la recherche, le sens de l&rsquo;implication citoyenne&#8230; Et puis, il y a le rapport au temps&nbsp;: ralentir les rythmes économiques, personnels, familiaux, etc, devient envisageable par une prise de conscience collective et par le jeu des acteurs de terrain. Pourraient ainsi être freinées les déstabilisations multiples et les recherches  «&nbsp;compensatoires&nbsp;» de repères autoritaires, de crispations identitaires&#8230;&nbsp;De beaux espoirs certes. </p>



<p>Mais empêchons d’abord que ne se défasse le meilleur de notre monde&nbsp;! »</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/letat-durgence-democratique"> «&nbsp;Démocratie menacée et après-demains qui chantent&nbsp;?&nbsp;»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.licra.org/letat-durgence-democratique/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23025</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La tentation de l’effondrement</title>
		<link>https://www.licra.org/la-tentation-de-leffondrement</link>
					<comments>https://www.licra.org/la-tentation-de-leffondrement#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Licra]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2020 17:30:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.licra.org/?p=22813</guid>

					<description><![CDATA[<p>La crise du coronavirus, comme toutes les crises, met à mal la cohésion sociale et résonne bien au-delà d’une seule crise sanitaire. Des pans entiers de l’Humanité ont été mis sous cloche et réduit à un indispensable huis clos, au face à face feutré avec un nombre limité de personnes, et parfois, uniquement avec soi-même. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/la-tentation-de-leffondrement">La tentation de l’effondrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="first">La crise du coronavirus, comme toutes les crises, met à mal la cohésion sociale et résonne bien au-delà d’une seule crise sanitaire. Des pans entiers de l’Humanité ont été mis sous cloche et réduit à un indispensable huis clos, au face à face feutré avec un nombre limité de personnes, et parfois, uniquement avec soi-même. Tandis que d’autres sont au front de l’épidémie, dans les hôpitaux et dans tous les domaines qui assurent des lignes de vie pour permettre à chacun de se nourrir, d’être en sécurité, de se soigner. C’est une situation singulière, inédite et à l’issue encore inconnue et angoissante.</p>



<p>Dans ce contexte, la tentation de l’effondrement peut surgir, et pas forcément là où on l’attend. Évidemment, depuis le début de cette épidémie, on a vu l’Etat, le gouvernement et les décideurs publics être placés sous le feu de la critique, de la colère et de la suspicion en raison des lois d’exception qui ont été prises pour la durée de cette parenthèse. Les circonstances exceptionnelles autorisent le gouvernement, sous le contrôle du Parlement, à prendre des dispositions d’exception et s’il ne le faisait pas, on le lui reprocherait, à raison. D’aucuns craignent, de bonne foi, et c’est leur droit le plus strict, que nos libertés en prennent un coup, que notre socle de valeurs se fissure sous les assauts de dispositifs législatifs pris pour la circonstance. C’est aussi la crainte que nos données personnelles soient menacées par de nouvelles pratiques sanitaires intrusives, en oubliant parfois que depuis des années nous n’avons eu aucune pudeur à donner tous les détails de nos déplacements et de nos vies, en temps réel, à des géants privés de l’industrie numérique. D’autres encore, de mauvaise foi, échafaudent les théories les plus folles pour faire accroire l’idée qu’un immense complot antirépublicain, sous-tendu par une idéologie néo-libérale, va s’abattre sur nos acquis et notre régime de liberté. Mais à tous, de bonne comme de mauvaise foi, il n’existe qu’une seule réponse, celle de l’état de droit dans lequel nous vivons. C’est aujourd’hui la seule réalité qui compte et si la LICRA constate que des dispositions prises en ce moment par la puissance publique sont, sous couvert de l’urgence de la crise, contraires à notre droit, nous les attaquerons et la justice dira le droit, en toute indépendance.</p>



<p>En réalité, le risque de l’effondrement est sans doute ailleurs. Il est en chacun de nous-mêmes. Il pèse sur nos comportements et sur le sens que nous avons de notre responsabilité individuelle. L’effondrement des valeurs, c’est la lettre anonyme déposée sur le pare-brise d’une voisine infirmière pour la sommer de quitter l’immeuble. C’est le tag homophobe accusant les homosexuels d’être des réservoirs à virus. C’est cet avocat indigne qui, sous les applaudissements de son bâtonnier, refuse à un homme, fût-il accusé d’un crime terroriste, le droit d’être défendu contradictoirement devant un tribunal. C’est la liste de juifs publiés par des antisémites viscéraux sur les réseaux sociaux. Ce sont les 50 000 tweets la plupart anonymes postés lundi soir à l’issue du discours du Président de la République pour vomir sur les Noirs et les Arabes après l’annonce de l’annulation de la dette de l’Afrique. Ce sont encore ces fausses nouvelles, ces théories du complot et cette cohorte de poujadistes numériques qui engluent internet dans la boue du mensonge et de la tromperie. Ce sont enfin ces fondamentalistes religieux qui s’engouffrent dans la désespérance créée par la crise pour recruter et embrigader de nouvelles recrues contre la République.</p>



<p>Alors devant la délation de voisinage, devant l’avocat parjure, devant le taggueur homophobe, devant le facho frénétique, devant le complotiste avide, devant le raciste décomplexé, devant l’antisémite exultant, devant l’intégriste prosélyte, nous ne devons pas rester abattus dans le silence et agir, au quotidien, pour que ces gens-là ne rendent pas nos vies invivables, pour qu’ils soient sanctionnés, pour qu’ils soient démentis, pour qu’ils soient relégués à leur insignifiance. Nos valeurs, si chèrement acquises, sont nos armes politiques, intellectuelles, culturelles et morales pour naviguer par gros temps bien plus que lorsque la mer est calme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mario Stasi,<br>Président de la Licra</h2>
<p>L’article <a href="https://www.licra.org/la-tentation-de-leffondrement">La tentation de l’effondrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.licra.org">Licra - Antiraciste depuis 1927</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.licra.org/la-tentation-de-leffondrement/feed</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22813</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
