Affaire Aya Ramadan : l’apologie du terrorisme est « Indigeste » pour la République

Le 8 juin au soir, Aya Ramadan, se déclarant « militante décoloniale et membre du parti des Indigènes de la République », publiait sur Twitter le message suivant : « Dignité et fierté ! Bravo aux deux Palestiniens qui ont mené l’opération de résistance à Tel-Aviv ». Ce tweet fait référence à l’attentat terroriste qui a tué quatre personnes à la terrasse d’un café de Tel-Aviv en Israêl.

La LICRA a décidé de signaler au Parquet ces faits graves qui relèvent de l’apologie du terrorisme. La commission juridique de la LICRA est saisie afin d’examiner les autres suites qu’elle donnera à cette affaire. L’apologie du terrorisme est un délit. Lorsqu’il est commis sur Internet, il est passible d’une peine de 7 ans d’emprisonnement de 100 000 euros d’amende.

Les réseaux sociaux ont le devoir de ne pas laisser la haine s’exprimer. La LICRA demande donc à Twitter de supprimer immédiatement le compte incriminé. 

Enfin, la responsabilité du Parti des Indigènes de la République (P.I.R), dont Aya Ramadan est une militante bien connue et active, est aujourd’hui engagée. Son tweet n’a fait l’objet d’aucune condamnation du P.I.R. et son appartenance à cette formation politique ne lui a pas été contestée. Dès lors, la question de la dissolution de ce mouvement au titre de l’article L212-1 du Code de la Sécurité Intérieure pourrait être clairement posée.