L’éducation au coeur du combat de la Licra

Aya Cissoko et Ryadh Sallem à la rencontre des élèves du collège Jean Jaurès de Montfermeil
Aya Cissoko et Ryadh Sallem à la rencontre des élèves du collège Jean Jaurès de Montfermeil

L’éducation tient une place centrale dans le combat antiraciste mené par la Licra. L’éducation, c’est évidemment la transmission de savoirs et des savoir-faire. C’est aussi et surtout la transmission des valeurs qui doivent permettre de forger la citoyenneté de chacun. L’éducation est un creuset des valeurs de la République et constitue sans doute le premier front de lutte contre la haine de l’autre, contre le racisme et l’antisémitisme. La mobilisation de tous dans le cadre de la semaine qui vient de s’écouler n’est donc pas anecdotique. Elle est même essentielle.
Eduquer contre le racisme, c’est tout d’abord transmettre l’épaisseur de notre Histoire. Il faut le dire et le répéter : les racines de la haine ont toujours les mêmes ferments. Comprendre notre Histoire, ce qui s’est déjà produit, c’est déjà parcourir la moitié du chemin. L’antisémitisme d’aujourd’hui, même déguisé sous des formes nouvelles, a toujours les mêmes ressorts. C’est aussi prendre en compte toutes les mémoires pour éviter la concurrence mémorielle et construire une mémoire de réconciliation.
Eduquer contre le racisme, c’est transmettre les valeurs de la République. L’Ecole se mobilise actuellement, avec une ampleur jamais connue sans doute, pour former ses enseignants à ce travail difficile. Les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ont besoin d’être incarnées et les enseignants ont de ce point de vue un rôle essentiel à jouer. Mais l’Ecole ne peut pas tout et la responsabilisation des familles est un chantier considérable.
Eduquer contre le racisme, c’est combattre la haine là où elle se répand, sur internet et les réseaux sociaux : de ce point de vue, l’éducation au numérique, l’apprentissage critique des médias et des réseaux sociaux est une voie dans laquelle la Licra est pleinement engagée.
Eduquer contre le racisme, c’est enfin défendre notre modèle de société fondé sur la laïcité et replacer la fraternité au coeur du contrat social. Parmi les trois valeurs cardinales de la République, la Fraternité est sans doute la plus difficile à mettre en œuvre. Pourtant, c’est sans doute la plus essentielle.