Je suis l’Humanité #1

Ce film réalisé par Ouriel Benaroch, est le premier dune série intitulée « Je suis l’Humanité »  qui propose de faire vivre et partager au public une expérience de racisme ou dantisémitisme, où la violence peut être explicite, voilée, ou simplement implicite sans quil y ait passage à lacte.

Dans celui-ci, un jeune Juif, en rentrant chez lui, a maille à partir avec d’autres jeunes, manifestement ses voisins. C’est la question de l’antisémitisme ordinaire qui est abordé, un antisémitisme de « proximité », qui s’apparente à une sorte de jeu un peu pervers, qui pourrait tourner très mal, et revendique « le droit de s’amuser un peu ». Comme si tout cela, au fond, n’était qu’une simple plaisanterie…

Il permet d’aborder plusieurs aspects de l’antisémitisme et montre comment ils sont le plus souvent associés : la présumée « richesse des juifs », l’agression liée à un signe religieux, et l’idée qu’au fond « les Juifs » ne seraient pas chez eux, en France, qu’ils ne seraient pas tout à fait « Français ».

Le film a été tourné en « caméra subjective », ce qui signifie que le spectateur est à la place de celui qui vit la scène pour permettre l’identification avec la victime.

Le choix a été fait de tourner la scène de nuit, ce qui permet d’augmenter la charge de l’angoisse ressentie et partagée par le spectateur, « héros » malgré lui de cette histoire qui semble lui arriver à lui !

Mais nous avons eu aussi le souci de montrer qu’on peut toujours intervenir, qu’on n’est pas obligé d’être complice de ce qui se passe, et qu’on peut s’interposer entre « ses » amis et celui ou celle qui est pris à partie. Qui que l’on puisse être, quelle que soit notre histoire : il n’y a pas de racisme, d’antisémitisme, de sexisme ou d’homophobie qui soient justifiés ou justifiables ! C’est la responsabilité de chacun de faire en sorte que ce type de scène ne se produise plus.