De Lesquen et Ryssen condamnés

L’ancien président de Radio Courtoisie Henry de Lesquen, a été condamné mercredi en appel à Paris à un total de 7.000 euros d’amende pour provocation à la haine et contestation de crime contre l’humanité. La cour d’appel de Paris a sanctionné le candidat auto-proclamé à la dernière présidentielle pour ses propos sur le degré de « blancheur » de l’équipe de France de football, qu’il se demandait « comment franciser », dans un tweet du 16 juillet 2016.  Pour cette « provocation à la haine », il a été condamné à 1.000 euros d’amende. L’ancien haut fonctionnaire et président du Carrefour de l’horloge a vu sa condamnation confirmée pour contestation de crime contre l’humanité et été condamné à une amende de 6.000 euros pour des tweets postés les 27 et 28 avril 2016, où il se disait « émerveillé de la longévité des rescapés de la Shoah morts à plus de 90 ans ». « Ont-ils vécu les horreurs qu’ils ont racontées? (…) La plantureuse (Simone) Veil rescapée de la Shoah a 88 ans. A ma connaissance, elle va bien. » C’est la LICRA qui avait signalé immédiatement ces tweets à la justice. Infirmant la jugement de première instance, la cour d’appel de Paris l’a en revanche relaxé du chef d’injure publique pour ses propos sur « le racisme des juifs » et sur « la musique nègre ».
Le militant d’extrême droite Hervé Lalin, dit Ryssen, a été condamné vendredi à Paris à un an de prison, la peine maximale encourue, pour des messages antisémites dans une vidéo diffusée sur la plateforme YouTube. Dans cette vidéo de 36 minutes, mise en ligne le 10 juillet 2017 et intitulée « Les juifs, l’inceste et l’hystérie », « une voix off exposait les raisons laissant penser que le peuple juif serait un peuple d’incestueux », selon le jugement du tribunal correctionnel, consulté par l’AFP. Hervé Lalin a été jugé coupable de provocation publique à la haine en raison de l’origine et de diffamation. Ce militant d’extrême droite a déjà été condamné à de nombreuses
reprises. En octobre, il a ainsi écopé d’une peine de six mois d’emprisonnement pour des messages antisémites et racistes sur Twitter et Facebook. « Les condamnations précédentes n’ont manifestement pas été de nature à dissuader la commission de nouvelles infractions », note le tribunal. La LICRA, partie civile, était représentée par Me Ilana Soskin.