La Drôme, terre de transmission

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Au cours d’une journée d’échanges, Mario Stasi, Président de la LICRA s’est rendu dans la Drôme avec Frédéric Potier, délégué interministériel (DILCRAH), à Romans-sur-Isère et à Bourg-de-Péage afin de rencontrer les militants de la LICRA mais aussi les acteurs locaux qui chaque jour vont vivre les valeurs de la République.

Les élus en soutien de l’action de la LICRA

Accompagné de Pierre Pieniek et du DILCRAH, Mario Stsasi a pu rencontrer Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, Nathalie Nieson, maire de Bourg-de-Péage et ancienne députée, Didier Guillaume, sénateur de la Drôme et ancien président du Département, Véronique Pugeat, 1ère adjointe au maire de Valence. Leurs échanges ont porté sur l’action de terrain, notamment en matière de défense de la laïcité et d’éducation. Plusieurs projets vont voir le jour autour de l’accompagnement « républicain » des élèves lors du temps périscolaire.

La transmission de la mémoire des Justes

Mario Stasi a ensuite visité le Musée de la Résistance de Romans-sur-Isère, aux côtés de Jean Monin, ancien résistant, rescapé du camp de Mauthausen, et avec pour guide Laurent Jacquot, adjoint au maire de la ville et délégué au patrimoine et Henri Germain, président de l’Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. La visite était construite autour des élèves de l’amicale laïque de Bourg-de-Péage. Les échanges et les explications ont permis d’aborder avec des mots simples des thèmes complexes et particulièrement présents dans l’actualité : la mécanique identitaire et populiste, la montée de l’extrémisme, la défiance à l’égard de la démocratie, les réfugiés, l’attitude des Justes parmi les Nations qui, dans la Drôme, ont été particulièrement nombreux à honorer leurs devoirs envers l’Humanité. Et Jean Monin de rappeler les problèmes qu’il rencontre pour organiser des voyages mémoriels à Mauthausen depuis que l’extrême-droite a pris le pouvoir en Autriche.

L’éducation populaire, un projet républicain

Poursuite de la journée drômoise avec une rencontre roborative avec les personnels et les jeunes de l’amicale laïque de Bourg-de-Péage au centre de loisirs de Papelissier. A l’issue du spectacle préparé par les jeunes, un débat s’est tenu sur les enjeux de l’éducation populaire et de la nécessité de resserrer et soutenir le tissu associatif dans un contexte social tendu et miné par le repli identitaire. Jean-Louis Rossi, en charge de la culture à la LICRA Drôme, a souligné la nécessité de faire « en commun », de porter à plusieurs des projets culturels et éducatifs permettant de refaire du lien et et de la fraternité.

La lutte contre l’antisémitisme, un combat essentiel

La journée a été clôturée par un café-débat réunissant Frédéric Potier, DILCRAH, Eric Spitz, préfet de la Drôme, Mario Stasi, président de la LICRA et Pierre Pieniek, président de la LICRA Drôme. Les échanges ont ainsi porté sur l’antisémitisme, ses formes traditionnelles et ses formes nouvelles dont l’expression est au final toujours la même : appels à la haine sur les réseaux sociaux, injures, agressions et passage à l’acte pouvant conduire jusqu’au meurtre, comme dans les affaires Halimi et Knoll. Et Mario Stasi de conclure qu’il ne fallait rien céder à l’antisémitisme pour ce qu’il est – un outrage aux valeurs de la France et une atteinte à l’égalité entre les Hommes – et pour ce qu’il présage, à chaque fois, des malheurs qui nous frappent.

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