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24 avril 1915 : le début du génocide arménien

Le 1er novembre 1914, l’empire ottoman s’engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés des empires allemand et austro-hongrois.

Le 29 décembre, les turcs subissent une lourde défaite face aux russes. Les Arméniens sont rapidement désignés comme les boucs-émissaires des déconvenues militaires et les premières exactions sont commises par l’armée turque en retraite.

Début 1915, Talaat Pacha, ministre de l’intérieur, et Ismail Enver, ministre de la guerre, finalisent un « plan de destruction » contre les Arméniens.

Le 7 avril 1915, la ville de Van se soulève et proclame un gouvernement arménien provisoire. La répression est terrible et les 200 000 Arméniens de Van sont déportés et massacrés dans les mois qui suivent.

Dans la nuit du 24 au 25 avril 1915, ce plan macabre est mis à exécution : 600 intellectuels arméniens sont arrêtés à Constantinople. Ce jour marque le début d’un génocide qui fera 1,5 millions de morts.

En septembre 1915, les mots sont glaçants, Talaat Pacha adresse ce télégramme à la direction du parti Jeunes-Turcs qui est au pouvoir :
« Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l’âge ni du sexe. Les scrupules de conscience n’ont pas leur place ici ».

Plus d’un siècle après, le négationnisme de l’Etat turc est une offense à la mémoire des victimes de 1915. Aucune mémoire de réconciliation ne sera possible tant que le crime n’aura pas été universellement reconnu.