Le scandale de la non-mixité

Le syndicat Sud Education de Seine-Saint-Denis organise en décembre prochain une journée de formation sur « l’antiracisme » (sic) avec le CCIF et les compagnons de route des Indigènes de la République. Au programme « Racisme d’Etat » et des ateliers « en non-mixité ». Mais surtout une table-ronde « Qu’est-ce qu’un élève racisé ? » et un focus sur « les enseignants racisés ? » et les « postures dominantes » des « enseignants blancs »…

La LICRA a vivement réagi à cette initiative en indiquant dans un communiqué : « Il n’existe pas, d’« élèves racisés » en France, qu’il faudrait apprendre à définir et à reconnaître ! Encore moins « d’enseignants racisés » qui constitueraient un sous-groupe au sein de l’Education Nationale ! Il n’existe que des élèves. Il n’existe que des fonctionnaires. Nous refusons d’étiqueter les enfants des écoles de la République et leurs enseignants en fonction de critères dignes d’une exposition coloniale. Le mot « racisé » est une résurgence raciste qui vise à assigner à des groupes une identité victimaire. Nous devons en combattre la diffusion et la prolifération dans la société. Il porte en lui la division et le rejet de l’autre. »

En réponse le syndicat Sud Education a défendu son initiative en inscrivant son action dans une continuité tout à fait éclairante : « Après deux journées d’études sur l’intersectionnalité interdites aux enseignant-es à Créteil en mai dernier, après un colloque sur l’islamophobie censuré à Lyon en septembre, c’est au tour d’un stage organisé par Sud Éducation 93 de susciter la vindicte de la fachosphère ». 

Sollicité par la LICRA, le Comité Laïcité République, le Printemps Républicain et le Grand Orient de France, Jean-Michel Blanquer a répondu à l’initiative de Sud Education 93 par une plainte en diffamation liée à l’utilisation par le syndicat du terme « Racisme d’Etat ».

La LICRA a salué cette initiative, soulignant qu’il fallait mettre « un coup d’arrêt à l’entreprise de démolition de la République par les menées des identitaires. Il est temps que les pouvoirs publics disent leur refus de voir les élèves élevés dans la haine de nos valeurs les plus essentielles. »