Actualités Mémoire & Histoire 1 jour, 1 combat. 13 mai 1940 : Churchill promet du sang...

1 jour, 1 combat. 13 mai 1940 : Churchill promet du sang et des larmes


La Chambre des Communes du Parlement britannique est effervescente en ce 13 mai 1940. Trois jours plus tôt, le 10 mai, alors que Hitler a lancé ses armées sur la France et le Bénélux, le roi Georges VI a appelé Winston Churchill à former un gouvernement d’union nationale pour faire face. La nomination de Churchill est celle de la dernière chance après la démission d’un Chamberlain esseulé et contesté dans sa propre majorité. Churchill n’est pas un homme neuf. A 65 ans, ce vétéran des guerres coloniales de l’Empire britannique a déjà occupé des postes clés au sein du Cabinet (Intérieur, Finances, Amirauté), il a aussi navigué entre le parti conservateur et les libéraux. Revenu chez les Conservateurs, il est iconoclaste et s’est opposé, au prix d’un isolement politique, à la politique d’apaisement avec Hitler promue par Chamberlain. Quand il arrive pour défendre son gouvernement devant les députés britanniques, les anglais comprennent vite qu’ils sont passés d’un chef de paix à un chef de guerre contre le racisme hitlérien : 
« Qu’il me soit permis de tenir à la Chambre le même langage qu’à mes collègues du gouvernement :  » Je n’ai rien à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur. « 

Nous avons devant nous une épreuve de première grandeur. Nous avons devant nous, de très longs mois de lutte et de souffrance. Vous me demandez quelle est notre politique ? Je vous répond : faire la guerre, sur mer, sur terre et dans les airs, avec toute notre puissance et toute la force que Dieu peut nous donner ; faire la guerre contre une tyrannie monstrueuse, qui n’a jamais eu d’égale dans le sombre et lamentable catalogue des crimes humains. Voilà notre politique. Vous me demandez quel est notre but . Je vous répond en deux mots : la victoire, la victoire à tout prix, la victoire malgré toutes les terreurs, la victoire quelque longue et dure que puisse être la route : car, hors la victoire, il n’est point de survie. Comprenez le bien : pas de survie pour l’Empire britannique, pas de survie pour tout ce qu’illustre l’Empire britannique, pas de survie pour l’immémorial effort vers les buts supérieurs de l’humanité. Mais c’est plein d’espoir et d’entrain que j’assume ma tâche, assuré qu’il ne sera pas infligé à notre cause de faillir devant les hommes. Conjonctures qui m’autorisent – je pense – à réclamer l’aide de tous, et à dire  » Allons, en avant tous, unis et forts. ». Il est acclamé.

Un mois plus tard, la France demandera l’armistice et laissera seule l’Angleterre dans la guerre face à l’agression hitlérienne, ce qui fera dire à Churchill que « jamais tant de gens n’ont dû à si peu ». L’Angleterre tiendra l’été 1940 et la Royal Air Force, au prix d’un lourd sacrifice, empêchera l’invasion de la Grande-Bretagne. Churchill demeurera comme le « père la victoire » de la 2de Guerre Mondiale

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