Le film « Vaurien », labellisé par la LICRA

Un film de Mehdi Senoussi

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Dans les salles le 19 septembre prochain

Synopsis

Après cinq ans d’études supérieures, Red est toujours à la recherche d’un travail et lutte chaque jour contre l’exclusion. Lentement, il s’éloigne d’Anna, l’amour de sa vie. Suite à une lettre lui signifiant sa radiation, il se rend à l’Agence pour l’Emploi, où on lui refuse un rendez-vous. N’ayant plus rien à perdre, il prend alors en otage le personnel et le public. Comme un ultime appel à l’aide, il est décidé à sauver ce qu’il lui reste de dignité.

Note d’intention de Mehdi Senoussi, réalisateur

« Je me réveille comme je me couche : avec la peur et le doute. Je ne sais plus ni qui je suis, ni où je vais vraiment.Tout se mélange dans mon esprit. Tant de peines et de sacrifices, d’espoir et de déceptions, ces années d’errance et de frustration…
Je sens monter en moi une sombre colère, une profonde révolte, contre le ciel et les hommes et surtout contre moi-même. Je dois continuer, ne rien lâcher, tout tenter. Peu importe ce qu’il en coûte, je suis prêt à tout et j’irais jusqu’au bout. Je n’ai plus rien à perdre. J’ai déjà tout perdu ; mes rêves, mes envies, et tellement plus encore ! » Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le personnage de Redouane et ma propre expérience. Combien de personnes ont connu ces moments de doute ? Les nuits sont plus longues que les jours et les jours plus sombres que les nuits. Combien d’hommes et de femmes puisent au fond d’eux-mêmes la force de continuer à avancer, à se battre et ne pas céder ? Je me sens proche de cet homme. Je pourrais être lui ! Il peut être n’importe qui ! Demain, cela peut être vous ! »

Le chômage est au coeur de l’actualité. C’est un indicateur social impactant des millions d’hommes et de femmes qui luttent chaque jour contre la précarité et la
discrimination… un drame humain qui se joue au quotidien et dont nul n’est à l’abri. VAURIEN, c’est le refus de la fatalité, le refus d’être une victime prisonnière des clichés et des préjugés qui nous condamnent dans une catégorie sociale à laquelle il est difficile d’échapper.

Le film est un polar atypique tourné sous forme de huis clos. Nous avions la volonté de ne pas nous laisser enfermer dans un genre mais de pouvoir glisser d’un registre à l’autre : du drame sociale à la comédie, du polar au film plus intimiste au gré des besoins du récit et des personnages. Bien que mené à un rythme soutenu avec de multiples rebondissements et de faux semblants, le récit met l’accent sur l’émotion et s’attache à peindre le portrait de personnages hauts-en-couleurs, à vifs, abusés ou désabusés tour à tour. Drôles, attachants, emprunts d’humanité et de générosité, ils sont pris dans la tourmente d’une situation qui leur échappe et où chacun devra apprendre et se révéler…

L’histoire de ce personnage, c’est un peu la mienne, ce que j’ai vécu… le ressenti de ma vie personnelle et sociale. C’est juste quelqu’un qui a des rêves et des projets et qui essaie de se donner les moyens de les réaliser. Malheureusement, il s’aperçoit rapidement que les choses sont beaucoup plus complexes. Sa nature combative lui permet de ne pas accepter ce qui lui arrive. Il devient instable, le désespoir l’envahit et il va se révolter.

Le message central du film, c’est : le vivre ensemble. Effacer les différences. Oublier le rang social, les convictions religieuses, la couleur de peau… Le but est de prendre à contre-pied les spectateurs qui, généralement, ont des a priori. »

 

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