Actualités Mémoire & Histoire En mémoire des suppliciés de Toulouse et de Montauban

En mémoire des suppliciés de Toulouse et de Montauban

Le 11 mars 2012, à 16h10, Mohammed Merah prononce « tu tues mes frères, je te tue » et abat le maréchal des logis-chef Imad Ibn Ziaten, un Français d'origine marocaine du 1er régiment du train parachutiste.

Le 15 mars 2012, à 14h10, deux autres militaires, Abel Chennouf, âgé de 26 ans et Mohamed Legouad, âgé de 24 ans, étaient tués par Mohammed Merah et un troisième, Loïc Liber, âgé de 28 ans, était grièvement blessé à la tête.

Le 19 mars 2012 vers 8h, Mohammed Merah, une caméra sanglée sur la poitrine, arrive devant l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse et ouvrait le feu sur Jonathan Sandler, âgé de 30 ans ainsi que ses deux jeunes fils, Gabriel, 3 ans, et Aryeh, 6 ans avant de prendre pour cible Myriam Monsonégo, 8 ans. Il tentait également de tuer Yacov David Soussan, employé de l’école Ozar Hatorah et un collégien, Bryan Bijoui.

Identifié quelques jours plus tard par la police, Mohammed Merah était neutralisé et tué lors de l’assaut de son appartement.

Aujourd’hui, nous sommes fidèles à la mémoire de ces victimes de la haine et de l’antisémitisme. Nous ne les oublions pas.

Une cérémonie d’hommage aux victimes de Mohamed Merah, organisée à Toulouse (Haute-Garonne), le 19 mars 2014. (LANCELOT FREDERIC / SIPA)

Le 2 novembre 2017, la justice est passée une première fois dans l’affaire Merah. A l’issue d’un procès de près de cinq semaines, éprouvant pour les familles des victimes, la cour d’Assises spéciale de Paris a condamné Abdlekader Merah, son frère, et Fetah Malki à 20 ans et 14 ans de réclusion criminelle, ces condamnations étant assorties d’une peine de sûreté des deux tiers. Abdelkader Merah a été jugé coupable d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et de complicité d’assassinat. Fettah Malki a quant à lui été reconnu coupable d’association de malfaiteurs et vol en lien avec une entreprise terroriste. La LICRA était partie civile à ce procès.

1 COMMENTAIRE

  1. Ni la classe politique ni les médias français n’ont tiré les leçons de cette tragédie et des suivantes. Dans des sociétés où le déni de réalité est la pathologie dominante et où le clientélisme fait office de politique, les leçons ne sont jamais tirées.

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